8 mai 2012

DÉVOUEMENT

 

DÉVOUEMENT

 

Le regard absolu

Veille sur notre essaim,

Nous sommes les élus

De l'immortel tocsin.

 

Un être sans visage

Entre dans la maison,

Vient il du fond des âges ?

Que nous dit son blason ?

 

La légende l'ignore,

On entend l'olifant

Hurler pour les infants

Sa complainte ignivore.

 

L'inconnu s'est levé !

Comme un joyeux colosse,

La clarté le revêt

Dans son rire véloce.

 

Les ailes de l'Esprit

Ouvriront nos fenêtres

Quand l'homme aura compris

Le dévouement des Maîtres.

 

14 juillet 1993

BROUSSE François, L’Homme aux semelles de tempête,

Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1995, p.120

 

7 mai 2012

AMIDA BOUDDHA ET LA FÊTE INITIATIQUE DU WESAK


AMIDA BOUDDHA ET LA FÊTE INITIATIQUE DU WESAK

Article publié dans le magazine mensuel gratuit
Soleil levant, N°196, Mai 2012

Soleil-levant.org


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6 mai 2012

LE BAISER

 

LE BAISER

 

Quand les divins coursiers, dont l'or est la crinière,

Courbent les flots vermeils sous leurs ardents sabots,

S'engouffrent lentement, ainsi que des flambeaux,

En creusant dans la mer leur flamboyante ornière,

 

Quand le char du soleil, sous la vague entraînée,

Laisse un faible reflet parmi le ciel immense,

Lorsque du rossignol la céleste romance

S'évanouit dans l'ombre où Vénus pâle naît,

 

On aperçoit parfois la Lune svelte et rose

Par les derniers rayons du jour évaporé,

Fleur de la Nuit penchant vers l'horizon doré,

Qui, sur les corps sanglants des nuages, repose...

 

De même rougissait d'amour et de pudeur

Une charmante vierge, au bord du lit assise,

Car son jeune amoureux, dérangeant sa chemise,

Avait mis sur l'épaule un baiser plein d'ardeur

 

Et, comme pour chercher la chaleur des caresses,

Elle applique sa joue à l'épaule et frémit

Et son visage heureux sourit à son ami

Qui lui baise, charmé, ses ondoyantes tresses...

 

Amour, fleur éternelle et jour mystérieux,

Chaîne d'or et d'extase embrassant notre globe,

Jeune dieu du matin, ardent époux de l'Aube,

C'est toi qui règnes seul dans la terre et les cieux

 

BROUSSE François, Fantaisies

Éd La Licorne Ailée, Clamart, 2000, p. 63

 

31 mars 2012

JE ET LUI

 

JE ET LUI

J'existais avant la naissance des étoiles

Et j'existerai après leur écroulement.

Mes aventures triomphales

Éblouissent le firmament.


L'atome épouvanté tremble devant mon être

Les galaxies et les univers bulles ont peur

Quand je m'accoude à ma fenêtre.

L'ombre m'adore avec stupeur.


Dieu est pourtant plus grand que moi, je suis son aube.

Tant que l'ignorance éteindra l'humanité,

Je m'incarnerai sur les globes

Pour proclamer la vérité.


25 août 1990


BROUSSE François, La Rosée des constellations,

Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, p. 236

 

29 mars 2012

GANDHI

 

GANDHI


Les grands maîtres divins apportent sur le globe

L’étoile de l'amour comme un clair étendard.

Dans la plainte des mers, la blanche Porbandar,

Te vit naître, ô géant dont le front soutient l'aube.

 

Tu portes, dans les plis mystiques de ta robe,

L’horreur du machinisme aux monstrueux hasards,

La chasteté, pareille à l’oeil du léopard

Dont l’éclair sidéral dans la nuit se dérobe.

 

Comme Sakya Mouni qui murmurait : « Aimons » !

Comme Jésus tué sur les hauteurs des monts,

Par la Non-Violence, intrépide guerrière,

 

Tu délivres ton peuple, et, soleil exalté,

Tu meurs, assassiné dans l’ombre des prières,

Pour Dieu, pour la lumière et pour l’humanité.

 

BROUSSE François, Voltiges et Vertiges,

dans Œuvres poétiques, t. 2, Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, p.144

 

22 mars 2012

REX

 

REX

Dans le choc des titans la lumière frémit

Elle s'envole dans l'espace

Malgré le flamboiement amical de Roumi

Le corbeau montre un bec rapace.

 

Le tourbillon des nuits grouille de monstres lourds

La lumière brandit son glaive

Le page vermillon traque le pas des ours

Une aurore lave les rêves.

 

Cesseras tu de persécuter les chercheurs

Et de torturer les prophètes,

Esprit mystérieux jailli des profondeurs

Foudre qui tombe sur les faîtes ?

 

En vain les mages noirs dans l'horreur m'ont maudit

Mon front domine les fulgores.

Entre mes yeux pensifs la clarté resplendit

Je suis l'âme des météores.

 

BROUSSE François, La Rosée des constellations

 Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, p. 235

 

20 mars 2012

LE SOLITAIRE


LE SOLITAIRE

Les dieux m’ont oublié !
Je rêve dans mon île.
Mes larges escaliers
Jusqu’au zénith rutilent.

Au loin des cœurs sans nombre
Entrechoquent leur bal.
Pour moi, je reste à l’ombre
D’un aigle sidéral.

Ma chevelure ardente
Danse dans l’ouragan.
J’ai l’œil hagard de Dante
Et l’âme de saint Jean.

Les sirènes de moire,
Les tritons de carmin,
Les pieuvres, viennent boire
Dans le creux de mes mains.

Mais, quand, dans les rafales,
Je chante ma chanson,
La Terre triomphale
Est prise de frissons.

10 juin 1982
BMP, N°216 – novembre 2002

 

10 mars 2012

Pensées sur des vérités éternelles


Article de François Brousse paru dans le magazine gratuit
Soleil levant, N°194, mars 2012

Site de Soleil levant

Télécharger le PDF - Soleil levant, N°194, mars 2012, « Pensées sur des vérités éternelles »

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10 mars 2012

RÉVOLTE

 

RÉVOLTE


La révolte de Spartacus

A réveillé tous les esclaves

Le volcan crachera ses laves

Les vainqueurs se sentent vaincus.


Par delà les sombres conclaves

Apollon embrasse Bacchus

Le banquier, malgré ses écus,

Se plonge au fleuve qui le lave.


L’égoïste dans sa guinguette

Sait que le châtiment le guette

Le prêtre ne peut rien pour lui.


Son immense armée l'abandonne.

Sur le chêne altier de Dodone

Le soleil prophétique a lui.


5 février 1993

 

BROUSSE François, Les Miroitements de l’infini

Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p.95

9 mars 2012

CONDOR MARIN

 

CONDOR MARIN

Je suis le Temple
Que l’on contemple,
Je suis l’instant
Que l’on attend,
Je suis l’aurore
Que l’on adore.
Je suis l’éclair
Des joyaux clairs !
Mais je transmute
L’unique flûte !
Car l’astre étreint,
Condor marin,
Les pèlerins.

12 juin 1995

BROUSSE François, Le Pas des songes
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2001, p. 61

 

17 février 2012

COLLOQUE SONGE - 25 et 26 février 2012



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Programme à télécharger ici

Pour toute information complémentaire
Site de Bernard Mirande sur l'étude des rêves


Quelques pensées de François Brousse sur Victor Hugo

La crainte du devoir, chez Hugo, déchaînait des forces inattendues et grandioses, car nous avons affaire à un chaos qui s’organise en cosmos sous le souffle de Dieu.(B.M.P. N°22, avril 1985)

Sous la foudre des guerres, dans le vent des révolutions, les peuples voguent vers l’unité européenne. Auguste Comte et Victor Hugo l’ont prédite. Elle se réalisera malgré la haine, la sottise, la veulerie. Contre les cuirassés, que peuvent les pieuvres ? (B.M.P. N°22, avril 1985)

Celui qui connaîtrait dans ses dernières profondeurs l’œuvre d’un grand Inspiré, Homère, Dante, Shakespeare, Hugo, connaîtrait la Science universelle. (B.M.P. N°24, juin 1985)

Je ne crois pas à la petitesse des hommes de génie. Quand on s’approche de ces volcans, Dante, Goethe ou Hugo, le cœur s’échauffe à leur brasier de tendresse et de sublimité. Ils laissent le fiel aux critiques pygmées. Les fils de l’Éternité vivent dans le grandiose. (B.M.P. N°51, novembre 1987)

Je me suis souvent demandé si Hugo, le créateur de La Légende des siècles, n’était pas la réincarnation de Valmiki, le démiurge du Ramayana. De ces deux bouches divines, la même à travers les âges, sortirent deux chants éternels. B.M.P. N°198 à 202, mars-juillet 2001

Quelques poèmes de François Brousse sur Victor Hugo

COLOMBES ET VAUTOURS

Je ne me souviens plus du sonnet de Hugo,
Tant pis je vais en construire d’une autre manière.
Je récite des vers près des femmes altières
Qui me couvent parfois d’un bel oeil indigo.

Ainsi qu'un coq lascif essayant son ergot,
Je les caresse de maximes primesautières,
Et plus d'une souvent jette de ses paupières
Un regard prometteur qui flatte mon ego.

Mais quelquefois, hélas, on parle politique.
Et ces colombes là deviennent frénétiques
À la peine de mort, elles battent des mains.

Elles adorent les dictateurs inhumains.
Alors, blême d'horreur, quittant leurs noirs chemins
Je fuis, Ô Salomon, vers tes chastes cantiques.

BROUSSE François, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, page 137

RECHERCHES

Pas un Mage n'est arrivé
Jusqu’au grand soleil qu’il rêvait
Pas un titan plein de colère
N'a brisé l’étoile polaire ;
Nul, pas même Milarépa,
N'a trouvé la clef du trépas ;
Nul penseur, pas même Voltaire,
N'a forcé l’abîme à se taire
Nul puissant Flammarion
N'a trouvé le nid des rayons,
La sublime Isis dévoilée
N'a jamais été violée.
Mais par la plume de Hugo
L'homme et Dieu deviennent égaux.

16 octobre 1989

BROUSSE François, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, p. 140


Qui n’aime pas Victor Hugo
Révèle une âme médiocre
Entend il ce lointain tango
Qui n’aime pas Victor Hugo ?

Sous un firmament indigo,
Le grand peintre étale ses ocres,
Le coq dolent sur ses ergots
Réclame un lascif fandango
Méditons sur Timée de Locres.
Les ignares et les cagots
N’admirent pas Victor Hugo.

20 août 1991

BROUSSE François, Les Transfigurations
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1992, p. 161


7 février 2012

Parutions - Philosophies



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7 février 2012

Démone


Démone
Revue BMP N°316-317 - Déc. 2011 / Janv. 2012

26 janvier 2012

HYMNE (Poème de jeunesse de F. Brousse)


FANTAISIES_MA_Patrie_DessinsHYMNE

Patrie ! ô mon pays ! France douce et sublime !
Déesse au casque d'or, à l'étendard flottant
Dont la cime
Se baigne en un jour éclatant !

France, reine du Monde et mère de la Gloire !
Montre à tes ennemis ton glaive étincelant
Ô pays souverain, toi dont l'ardente Histoire
Va de la Vierge Jeanne au paladin Roland !

Je t'aime, ô ma Patrie, oui, je t'aime, ô ma France !
J'aime ta voûte bleue et tes immenses bois
Que balance
Le vent aux murmurantes voix !

2000_01_FANTAISIESJ'aime tes ruisseaux clairs et tes fleuves superbes,
Qu'ils soient tranquilles, lents, ou forts et furieux,
J'aime tes monts géants, j'aime tes frêles herbes,
J'aime ton sol empreint d'un passé glorieux

C'est là que mes parents sont nés, que mon enfance
S'écoule sous l'azur de ton ciel plus radieux,
Douce France,
Que le ciel où vivaient les dieux...

Parmi la chaîne Alpine et sur les Pyrénées,
On aperçoit parfois l'aigle, enfant du ciel d'or,
Par les cimes, de neige et de rocs couronnées,
Lorsque, vers le soleil, l'oiseau prend son essor

On songe à l'Empereur (1) en voyant, dans le vide,
Cet aigle audacieux qui fend l'air, s'élançant
FANTAISIES_MA_Patrie_Dessins_IIPlus rapide
Que l'aile du fier ouragan !

France, fille des cieux, élève sur le monde
Ton drapeau surmonté de la croix de Jésus
Et dont les plis altiers, bougeants ainsi que l'onde,
Semblent du ciel, des lis et des flammes issus.

(1) Napoléon 1er

BROUSSE François, Fantaisies
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2000, p. 75-76

Note : Ce poème a été écrit entre treize et quinze ans. C'est-à-dire entre 1926 et 1928.

9 janvier 2012

Dans l’ombre du soleil...


Dans l’ombre du soleil et l’éclat des ténèbres,
Les pics m’ont dédié leur cintre d’argent pur.
Qu’importe l’astre d’or et les ombres funèbres !
Nos mains doivent cueillir les roses de l’azur.

Les fantômes du ciel, qu’un luth de feu célèbre,
Poignardent de rayons les flancs du mont obscur.
Le serpent de la nuit ondule en nos vertèbres
Et chante avec ferveur les rois cruels d’Assur !

Les immenses forêts dont le murmure énorme
Hallucine les mers sous des clartés sans forme
Gémissent de Bornéo jusqu’à Sumatra…

Mais toi, prince tranquille au sourire de flamme,
Âme qui peut centrer en toi toutes les âmes,
Construis dans le Soleil le trône de Mithra !

Juin 1982

BROUSSE François, Revue BMP N°186-187-188 – mars-avril-mai 2000

7 janvier 2012

L'AGGARTHA ET LE ROI DU MONDE


L'AGGARTHA ET LE ROI DU MONDE

Article publié dans le magazine mensuel gratuit
Soleil levant, N°192, Janvier2012

http://www.soleil-levant.org/


2012_01_01_SOLEIL_LEVANT_JANVIER 2012_ARTICLE_FB_PARU_I

2012_01_01_SOLEIL_LEVANT_JANVIER 2012_ARTICLE_FB_PARU_II

17 décembre 2011

Nous sommes liés aux animaux


Il ne faut pas maltraiter les animaux. (Philippe de Lyon)

Commentaire de F. Brousse :
Comme vous voyez, c'est très clair et, en même temps, particulièrement rapide. Il reste certain que nous sommes liés aux animaux. Ils composent une immense masse de matière vivante et cette matière est notre propre chair. Avec la Terre, nous composons un Vivant. Les animaux sont en quelque sorte les membres de la Terre et nous, nous en sommes le système cérébro spinal. Par conséquent, nous avons un rapport immense et intense avec toute la vie.

Lorsque nous massacrons des animaux, nous causons des blessures impérissables dans le corps de l'humanité. Lorsque nous les maltraitons, nous faisons naître les camps de concentration, les prisons qui sont de véritables geôles et nous sommes directement les responsables. Entre l'homme et l'animal, se tissent des rapports effrayants. L'homme a été créé pour être le prince des animaux, leur guide spirituel. S'il en devient le bourreau et le tortionnaire, tous les malheurs qui s'abattront sur ces bêtes, s'abattront aussi sur les têtes humaines. Cette vérité a été dévoilée par Krishna il y a cinq mille ans de cela et aussi par les Sages de l'Égypte. Malheureusement, jamais le christianisme ne l'a dit et c'est d'ailleurs pour cela que cette religion a contribué à la déchéance de l'humanité.

BROUSSE François, L’Évangile de Philippe de Lyon,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 379-380

15 décembre 2011

La métempsycose


La bête, surtout l'animal supérieur, est une forme qui contient elle aussi une âme. Il suffit d'observer un animal familier pour s'apercevoir que ses réactions sont aussi intelligentes, dans beaucoup de cas, que celles des humains et Je dirai même parfois bien meilleures. Quoi qu'il en soit, nous contemplons, sous l'apparence de nos animaux familiers, de véritables âmes.

Après la mort, elles demeurent dans la profondeur de l'atmosphère jusqu'à ce qu'elles se réincarnent. La vie est un échange continuel. Les âmes des morts peuvent s'incarner parmi les hommes comme quelquefois sous une figure animale... C'est encore une de ces vérités qui a été rejetée par l’orgueil occidental. Une fois que nous avons atteint le stade humain, qui est si bien, qui est si parfait, qui est si extraordinaire, prétendent quelques ésotéristes, comment allons nous rétrograder dans le stade animal ? Il suffit de regarder certains chiens et certains hommes : on peut se demander si un animal dévoué n'est pas supérieur à un assassin à gages. Personnellement, je crois qu'il n'y a aucun doute et que, dans ce cas, l'animal est digne d'être homme et l'homme digne d'être un animal.

C'est ainsi que la plus antique tradition de l'Occident l'entendait. Car nos véritables origines ont été complètement faussées, d'abord par le christianisme ensuite par le spiritisme qui prétendent que nous ne pouvons plus rétrograder dans la hiérarchie des êtres. Si nous remontons au celtisme, les druides savaient très bien qu'il n'existait qu'une différence imperceptible entre l'homme et l'animal. Si nous remontons plus haut encore, ou parallèlement, jusque dans les religions gréco latines, nous voyons nettement que, pour Orphée, Pythagore et Platon, l'homme et l'animal peuvent échanger perpétuellement leurs âmes. Cela ne veut pas dire qu'un tel échange se fasse au hasard ni que tous les hommes tombent dans le domaine animal. Mais enfin, lorsque vous voyez un être humain dépourvu de spiritualité, ne comprenant absolument rien et ne voulant rien comprendre aux élans de la vérité, de l'amour et de la beauté, soumis à des plaisirs purement matériels et à un désir de violence et de destruction, je ne vois pas très bien ce que l'on peut faire de cette âme égarée. Elle est très proche de l'animalité et, neuf fois sur dix, s'incarne parmi les animaux.

BROUSSE François, L’Évangile de Philippe de Lyon
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 300-302

14 décembre 2011

TU NE TUERAS POINT


TU NE TUERAS POINT : ce commandement interprété sans détour aboutit au végétarisme. Il ne faut tuer ni homme ni animal : condamnation des guerres, des révolutions, de la peine de mort, des nourritures carnivores.

BROUSSE François, Revue BMP N°29, novembre 1985, éd. La Licorne Ailée

Les hommes chassent aux bêtes, les conquérants chassent aux hommes. Vieille et lamentable humanité qui refuse de voir les causes de ses malheurs ! Traitez humainement les animaux, et le destin traitera humainement les humains. L’homme a perturbé l’ordre cosmique.

BROUSSE François, Revue BMP, N°4, septembre 1983, Éd. La Licorne Ailée

Télécharger le Fichier PDF - Pensées de François Brousse sur le Végétarisme

11 décembre 2011

Questions-Réponses à François Brousse



QUESTIONS À FRANÇOIS BROUSSE

Qu'est ce que l'espérance ?

F.B. : On peut la considérer comme un appât qui nous permet de survivre dans ce monde effroyable. On a toujours une espérance, que ce soit celle de réussir sur le plan professionnel ou sur le plan affectif ou sur le plan intellectuel, et surtout l'espérance de quitter la Terre et le cycle des réincarnations pour entrer dans l'Infini, l'Absolu, l'Éternité et dans la Béatitude. On a toujours une espérance et sans elle, il est pratiquement impossible de vivre.

(...)

Dans la vie occidentale, comment se débarrasser du matérialisme pour progresser spirituellement ?

F.B. : Nous avons un corps, une âme et un esprit. Le corps, c’est le tiers, l’âme l’autre tiers, et l’esprit le troisième tiers. Il faudrait par conséquent consacrer un tiers de sa vie au corps, un tiers à l’âme et un tiers à l’esprit. Le corps, c'est le travail, les relations avec les collègues et l'entourage. L'âme, c'est l'amour, le côté affectif, le désir des vibrations qui nous mettent en contact avec le cosmos. L’esprit, c’est le désir d'être uni à la divinité absolue. Ces trois choses sont en nous et notre vie doit être partagée entre ces trois besoins fondamentaux. C'est difficile, mais on y parvient.

(...)

Certains avancent que l'homme aurait une sorte de Soi cosmique installé au centre de l'univers : toutes nos incarnations seraient vécues en même temps, le temps alors n’existerait plus…

F.B. : C’est la théorie des mondes parallèles que j’ai maintes et maintes fois développée.

Revue B.M.P. N°162 – février 1998, Clamart
26 juin 1991, « Entretien avec François Brousse »

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