26 janvier 2012

HYMNE (Poème de jeunesse de F. Brousse)


FANTAISIES_MA_Patrie_DessinsHYMNE

Patrie ! ô mon pays ! France douce et sublime !
Déesse au casque d'or, à l'étendard flottant
Dont la cime
Se baigne en un jour éclatant !

France, reine du Monde et mère de la Gloire !
Montre à tes ennemis ton glaive étincelant
Ô pays souverain, toi dont l'ardente Histoire
Va de la Vierge Jeanne au paladin Roland !

Je t'aime, ô ma Patrie, oui, je t'aime, ô ma France !
J'aime ta voûte bleue et tes immenses bois
Que balance
Le vent aux murmurantes voix !

2000_01_FANTAISIESJ'aime tes ruisseaux clairs et tes fleuves superbes,
Qu'ils soient tranquilles, lents, ou forts et furieux,
J'aime tes monts géants, j'aime tes frêles herbes,
J'aime ton sol empreint d'un passé glorieux

C'est là que mes parents sont nés, que mon enfance
S'écoule sous l'azur de ton ciel plus radieux,
Douce France,
Que le ciel où vivaient les dieux...

Parmi la chaîne Alpine et sur les Pyrénées,
On aperçoit parfois l'aigle, enfant du ciel d'or,
Par les cimes, de neige et de rocs couronnées,
Lorsque, vers le soleil, l'oiseau prend son essor

On songe à l'Empereur (1) en voyant, dans le vide,
Cet aigle audacieux qui fend l'air, s'élançant
FANTAISIES_MA_Patrie_Dessins_IIPlus rapide
Que l'aile du fier ouragan !

France, fille des cieux, élève sur le monde
Ton drapeau surmonté de la croix de Jésus
Et dont les plis altiers, bougeants ainsi que l'onde,
Semblent du ciel, des lis et des flammes issus.

(1) Napoléon 1er

BROUSSE François, Fantaisies
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2000, p. 75-76

Note : Ce poème a été écrit entre treize et quinze ans. C'est-à-dire entre 1926 et 1928.

9 janvier 2012

Dans l’ombre du soleil...


Dans l’ombre du soleil et l’éclat des ténèbres,
Les pics m’ont dédié leur cintre d’argent pur.
Qu’importe l’astre d’or et les ombres funèbres !
Nos mains doivent cueillir les roses de l’azur.

Les fantômes du ciel, qu’un luth de feu célèbre,
Poignardent de rayons les flancs du mont obscur.
Le serpent de la nuit ondule en nos vertèbres
Et chante avec ferveur les rois cruels d’Assur !

Les immenses forêts dont le murmure énorme
Hallucine les mers sous des clartés sans forme
Gémissent de Bornéo jusqu’à Sumatra…

Mais toi, prince tranquille au sourire de flamme,
Âme qui peut centrer en toi toutes les âmes,
Construis dans le Soleil le trône de Mithra !

Juin 1982

BROUSSE François, Revue BMP N°186-187-188 – mars-avril-mai 2000

7 janvier 2012

L'AGGARTHA ET LE ROI DU MONDE


L'AGGARTHA ET LE ROI DU MONDE

Article publié dans le magazine mensuel gratuit
Soleil levant, N°192, Janvier2012

http://www.soleil-levant.org/


2012_01_01_SOLEIL_LEVANT_JANVIER 2012_ARTICLE_FB_PARU_I

2012_01_01_SOLEIL_LEVANT_JANVIER 2012_ARTICLE_FB_PARU_II

17 décembre 2011

Nous sommes liés aux animaux


Il ne faut pas maltraiter les animaux. (Philippe de Lyon)

Commentaire de F. Brousse :
Comme vous voyez, c'est très clair et, en même temps, particulièrement rapide. Il reste certain que nous sommes liés aux animaux. Ils composent une immense masse de matière vivante et cette matière est notre propre chair. Avec la Terre, nous composons un Vivant. Les animaux sont en quelque sorte les membres de la Terre et nous, nous en sommes le système cérébro spinal. Par conséquent, nous avons un rapport immense et intense avec toute la vie.

Lorsque nous massacrons des animaux, nous causons des blessures impérissables dans le corps de l'humanité. Lorsque nous les maltraitons, nous faisons naître les camps de concentration, les prisons qui sont de véritables geôles et nous sommes directement les responsables. Entre l'homme et l'animal, se tissent des rapports effrayants. L'homme a été créé pour être le prince des animaux, leur guide spirituel. S'il en devient le bourreau et le tortionnaire, tous les malheurs qui s'abattront sur ces bêtes, s'abattront aussi sur les têtes humaines. Cette vérité a été dévoilée par Krishna il y a cinq mille ans de cela et aussi par les Sages de l'Égypte. Malheureusement, jamais le christianisme ne l'a dit et c'est d'ailleurs pour cela que cette religion a contribué à la déchéance de l'humanité.

BROUSSE François, L’Évangile de Philippe de Lyon,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 379-380

15 décembre 2011

La métempsycose


La bête, surtout l'animal supérieur, est une forme qui contient elle aussi une âme. Il suffit d'observer un animal familier pour s'apercevoir que ses réactions sont aussi intelligentes, dans beaucoup de cas, que celles des humains et Je dirai même parfois bien meilleures. Quoi qu'il en soit, nous contemplons, sous l'apparence de nos animaux familiers, de véritables âmes.

Après la mort, elles demeurent dans la profondeur de l'atmosphère jusqu'à ce qu'elles se réincarnent. La vie est un échange continuel. Les âmes des morts peuvent s'incarner parmi les hommes comme quelquefois sous une figure animale... C'est encore une de ces vérités qui a été rejetée par l’orgueil occidental. Une fois que nous avons atteint le stade humain, qui est si bien, qui est si parfait, qui est si extraordinaire, prétendent quelques ésotéristes, comment allons nous rétrograder dans le stade animal ? Il suffit de regarder certains chiens et certains hommes : on peut se demander si un animal dévoué n'est pas supérieur à un assassin à gages. Personnellement, je crois qu'il n'y a aucun doute et que, dans ce cas, l'animal est digne d'être homme et l'homme digne d'être un animal.

C'est ainsi que la plus antique tradition de l'Occident l'entendait. Car nos véritables origines ont été complètement faussées, d'abord par le christianisme ensuite par le spiritisme qui prétendent que nous ne pouvons plus rétrograder dans la hiérarchie des êtres. Si nous remontons au celtisme, les druides savaient très bien qu'il n'existait qu'une différence imperceptible entre l'homme et l'animal. Si nous remontons plus haut encore, ou parallèlement, jusque dans les religions gréco latines, nous voyons nettement que, pour Orphée, Pythagore et Platon, l'homme et l'animal peuvent échanger perpétuellement leurs âmes. Cela ne veut pas dire qu'un tel échange se fasse au hasard ni que tous les hommes tombent dans le domaine animal. Mais enfin, lorsque vous voyez un être humain dépourvu de spiritualité, ne comprenant absolument rien et ne voulant rien comprendre aux élans de la vérité, de l'amour et de la beauté, soumis à des plaisirs purement matériels et à un désir de violence et de destruction, je ne vois pas très bien ce que l'on peut faire de cette âme égarée. Elle est très proche de l'animalité et, neuf fois sur dix, s'incarne parmi les animaux.

BROUSSE François, L’Évangile de Philippe de Lyon
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 300-302

14 décembre 2011

TU NE TUERAS POINT


TU NE TUERAS POINT : ce commandement interprété sans détour aboutit au végétarisme. Il ne faut tuer ni homme ni animal : condamnation des guerres, des révolutions, de la peine de mort, des nourritures carnivores.

BROUSSE François, Revue BMP N°29, novembre 1985, éd. La Licorne Ailée

Les hommes chassent aux bêtes, les conquérants chassent aux hommes. Vieille et lamentable humanité qui refuse de voir les causes de ses malheurs ! Traitez humainement les animaux, et le destin traitera humainement les humains. L’homme a perturbé l’ordre cosmique.

BROUSSE François, Revue BMP, N°4, septembre 1983, Éd. La Licorne Ailée

Télécharger le Fichier PDF - Pensées de François Brousse sur le Végétarisme

11 décembre 2011

Questions-Réponses à François Brousse



QUESTIONS À FRANÇOIS BROUSSE

Qu'est ce que l'espérance ?

F.B. : On peut la considérer comme un appât qui nous permet de survivre dans ce monde effroyable. On a toujours une espérance, que ce soit celle de réussir sur le plan professionnel ou sur le plan affectif ou sur le plan intellectuel, et surtout l'espérance de quitter la Terre et le cycle des réincarnations pour entrer dans l'Infini, l'Absolu, l'Éternité et dans la Béatitude. On a toujours une espérance et sans elle, il est pratiquement impossible de vivre.

(...)

Dans la vie occidentale, comment se débarrasser du matérialisme pour progresser spirituellement ?

F.B. : Nous avons un corps, une âme et un esprit. Le corps, c’est le tiers, l’âme l’autre tiers, et l’esprit le troisième tiers. Il faudrait par conséquent consacrer un tiers de sa vie au corps, un tiers à l’âme et un tiers à l’esprit. Le corps, c'est le travail, les relations avec les collègues et l'entourage. L'âme, c'est l'amour, le côté affectif, le désir des vibrations qui nous mettent en contact avec le cosmos. L’esprit, c’est le désir d'être uni à la divinité absolue. Ces trois choses sont en nous et notre vie doit être partagée entre ces trois besoins fondamentaux. C'est difficile, mais on y parvient.

(...)

Certains avancent que l'homme aurait une sorte de Soi cosmique installé au centre de l'univers : toutes nos incarnations seraient vécues en même temps, le temps alors n’existerait plus…

F.B. : C’est la théorie des mondes parallèles que j’ai maintes et maintes fois développée.

Revue B.M.P. N°162 – février 1998, Clamart
26 juin 1991, « Entretien avec François Brousse »

10 décembre 2011

LE MESSAGE


LE MESSAGE

Quand Dieu montre sa face
Et jette son regard
La galaxie s'efface
Dans le lointain hasard.

Ce n'est qu'une préface
Déjà vient le couguar ;
Quoi que le soleil fasse
Le blé meurt au hangar.

L'éclair joue du trapèze
Le grand problème pèse
Sur nos corps écrasés...

Ô voyageur, espère
Le message du Père
C'est l'éternel baiser !

5 mai 1993

BROUSSE François, Les Miroitements de l’infini
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 336

10 décembre 2011

CONSEIL


CONSEIL

Tu piques sur ta toque
Un vaste diamant.
L'éternité s'en moque
Deviens plutôt chaman.

Saisis un élément,
Terre ou flamme baroque,
Ou l'azur véhément,
Ou l'onde au regard glauque.

Dans ce monde effaré
Ton souffle doit dorer
Le noir fronton du temple.

Ne désespère pas
Par delà le trépas
Dieu serein te contemple.

23 février 1993

BROUSSE François, Les Miroitements de l’infini
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 146

10 décembre 2011

Questions-Réponses à François Brousse



QUESTIONS À FRANÇOIS BROUSSE

Quel est le karma des grands pollueurs ?

F.B. : Je répondrai humoristiquement qu'ils seront condamnés à être de grands balayeurs, jusqu'à ce qu'ils aient dépollué tout ce qu'ils ont pollué.

(...)

Je voulais savoir ce que tu entends par transmettre ?

F.B. : Il faut transmettre la connaissance que nous avons et qui nous a été donnée par l'Illumination, et à ce moment-là – si nous sommes réellement illuminés – nous sommes capables de transmettre l'Illumination aux autres. C'est une chaîne, comment dirais-je, de flammes : une flamme allume une autre flamme et ainsi de suite, à l'infini. Et nous pouvons le faire. C'est ce qui explique les erreurs d'ailleurs de certains prophètes, lesquels déclaraient qu'au bout de dix-huit ans, le monde serait transformé parce qu'il suffisait d'avoir l'Illumination pour la transmettre à un autre qui, à son tour, la transmettra indéfiniment. Ce n'est pas toujours vrai. Il ne peut pas la transmettre indéfiniment, car il faut pour la transmettre, que l'autre soit prêt à la rencontrer ; et s’il n'est pas prêt, la transmission ne se fera jamais. Mais enfin, ce n'est déjà pas mal que certains la reçoivent. Et il y a certains êtres qui ont reçu l'Illumination : l'Illumination de Jésus comme l'Illumination de Bouddha comme l'Illumination de Saï Sathya Baba.

(...)

Peux-tu nous parler des archanges ?

F.B. : Il y a ce qu'on appelle les anges. Les anges, comme vous le savez, c'est le compagnon invisible de l'homme, c'est lui qui lui envoie des inspirations, intellectuelles essentiellement, et spirituelles. À côté de l'ange, il y a l'archée qui est le propre de l'ange personnel des grands Maîtres. L'archée, c'est l'esprit du Commencement, il reçoit des grands Maîtres, une lumière transcendante qu'il s'efforce de répandre parmi l'humanité. Au delà, il y a l'archange, l'archange est l'ange des nations. Chaque nation a un archange et cet archange veille sur cette nation depuis des temps immémoriaux. L'archange de la France, c'est, semble t il, Michaël, je veux dire l'archange solaire. C'est d'ailleurs pourquoi le mont Saint Michel a toujours été le centre essentiel de la pensée de la France. Cet archange fait que la France doit subsister à travers les âges et répandre partout le rayonnement solaire. D'autres archanges sont à l'intérieur de toutes les nations. Il n'y a pas de lutte entre les archanges et il peut y avoir des sentiments différents : l'archange de la France est fait pour répandre la liberté, l'archange de l'Angleterre serait fait pour répandre plutôt la justice. Et d'une manière générale, tous ces archanges ont un travail complémentaire, mais n'ont pas le même travail. Ils arriveront, tôt ou tard, à former un monde merveilleux sur une terre rénovée.

Et celui des États-Unis, quelle serait sa mission ?

F.B. : Il est très difficile de le savoir, mais l’archange des États-Unis est assez proche de la planète Mars, c'est-à-dire qu'il apporterait la justice à travers la guerre. C'est bien ce qu'il a fait jusqu'à présent et qu'il continue à faire jusqu'au moment où précisément, peut être aboutira t il à une promotion plus haute.

Les nations qui ont disparues, les Incas, les Atlantes, avaient-elles un archange ?

F.B. : Oui. On ne peut pas dire que les archanges disparaissent, mais ils se transforment. Les Atlantes avaient des archanges et les archanges atlantes des nations atlantes sont passés dans les nations européennes, dans les nations actuelles, à travers les nations de l'Antiquité.

(...)

Pourquoi refuses-tu de nous réconforter intérieurement ?

F.B. : Si je vous réconforte, vous entrez immédiatement dans une série d'erreurs invraisemblables. Vous devenez d'un égotisme extraordinaire. Chacun, inconsciemment, le fait. Alors je crois qu'il vaut mieux ne pas vous conforter intérieurement. Peut-être ai-je tort. Maintenant je suis persuadé que beaucoup d'expériences que vous faites sont sincères et admirables.

Revue B.M.P. N°160-161 – décembre 1997 / janvier 1998, Clamart
Samedi 26 janvier 1991 , « Entretien avec François Brousse »

7 décembre 2011

ÉPOQUES


ÉPOQUES

Chaque fois que l'on quitte
Une ère pour une autre,
Ce mouvement suscite
D'horrifiants apôtres.

L'époque de Jésus
Où le bûcher pétille
A beaucoup moins d'élus
Que celles des Bastilles.

Les mendiants hagards
Méditent le massacre
Par le feu des regards
La terreur se consacre.

La fin proche des temps
Dans toute pensée plane
Les tresses du printemps
Tombent sur l'Ottomane

Mais après les athées
Voleront les palombes
Sur la pierre des tombes
Monte l'éternité.

3 août 1993

BROUSSE François, L’Homme aux semelles de tempête
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1995, p. 183

7 décembre 2011

Questions -Réponses à François Brousse



Question à François Brousse : Que devient l'ange gardien après notre mort ?

F.B. : Il reste toujours, il te suit.

Question à François Brousse : Suit-il toutes nos vies, toutes nos réincarnations ?

F.B. : Oui, d’une manière générale. Selon le livre du docteur Moody , l'ange gardien nous montre le panorama de notre vie. Il est là, lumineux, ardent. On a cru, naturellement, qu’il s’agissait de Jésus-Christ, mais je ne vois pas pourquoi on met Jésus-Christ à cette sauce ! C’est en réalité notre ange gardien. Il est là pour nous montrer très exactement tout ce que nous avons fait ; lorsque nous avons fait quelque chose de triste, il est plutôt sombre, mais lorsque nous avons fait quelque chose de bien, il est rayonnant. Il ne nous reproche rien, il nous montre simplement, de manière à ce que nous prenions conscience de toutes les fautes que nous avons commises dans cette vie. Il y en a énormément ! Il ne nous fait aucun reproche, mais il nous fait prendre conscience de nos erreurs, c’est tout ! Une fois que nous en avons pris conscience, nous espérons que dans la vie prochaine, nous ne recommencerons plus les mêmes errements et folies. Il est avant tout le gardien silencieux de notre âme. Il est toujours avec nous. Et quand nous arrivons à être angélique, lui, devient archangélique. Il est lié à nous. En quelque sorte, nous avons une étrange responsabilité. Si nous nous élevons, il s'élève avec nous ; si nous arrivons à l’état supérieur, lui, monte sur le plan divin, et si nous descendons il se contente de nous accompagner, en essayant de nous tirer de ce bourbier immonde dans lequel nous avons perdu nos ailes.

(...)

Question à François Brousse : D'où est venue la Grande Tentation ?

F.B. : Dieu est absolu, donc infini et, étant infini, Il contient tout, y compris le contraire de lui-même. Par conséquent, il y a en Dieu le contraire de Dieu, Satan si vous voulez, et Dieu s'est amusé à se tenter Lui-même. C'est au fond un admirable machiniste et un extraordinaire metteur en scène. Il est en train de se tenter Lui-même. Il sait parfaitement qu'Il sortira victorieux de l'épreuve puisque c'est Lui-même qui l'a créée. Un poème de Hugo représente une scène, sur cette scène c’est la vie. À la fin, tout le monde proteste : « Absurde, faux, monstrueux, révoltant. Quel est l'auteur ? » Et Satan arrive tout souriant sur la scène et dit en saluant : « L'auteur, c'est Dieu ! » Parce que Satan lui-même n’est qu’un reflet de Dieu, « Car le dedans du masque est encor la figure . » Voilà pourquoi Satan ne peut pas être perdu. Dieu est en train de se jouer à Lui-même une comédie effroyable, Il s’en sortira très bien !

(...)

Question à François Brousse : Est-ce par le mal que l’humanité change le plus ?

F.B. : L'humanité ferait mieux de changer par le bien, mais justement, elle a choisi le mal.

(...)

Question à François Brousse : Mais est-ce obligatoire que ce soit toujours des guerres ou des catastrophes ?

F.B. : Je voudrais bien qu’il n’y ait ni guerre ni catastrophe, mais habituellement les êtres humains sont incapables d’autre chose. Déjà, pour un simple détail, par exemple au rugby, ils s’entretuent. C’est idiot ! Que voulez-vous que je fasse d’individus qui ne s’intéressent ni à la poésie ni à la métaphysique ni à l’amour ni à la sagesse ni à la beauté, qui ne s’intéressent uniquement qu’au désir de manger de la viande et au sport, au Mondial par exemple ? Franchement ! Comment voulez-vous qu’il en sorte quelque chose de bien ? Mais cela peut arriver, tout est possible ! Pour en revenir à un détail avatarique, en principe, actuellement, le monde ne basculera pas dans l’horreur, parce que nous sommes cinq milliards d'êtres humains et qu'il y a cinq Avatars, chaque Avatar équilibrant un milliard d'êtres humains. Mais en 2015, combien y aura-t-il d’Avatars, je vous le demande !

(...)

Question à François Brousse : Comment se fait-il que dans le passé, il y avait plus de sages et de connaissance qu’aujourd’hui ?

F.B. : Nous sommes au Kali Yuga. Il y a l’Âge d’or, l’Âge d’argent, l’Âge de bronze et l’Âge de fer. Depuis trois mille ans avant J.-C., l'humanité est en parfaite décadence. Il y a parfois des essais de renaissance, avec notamment ce qu'on appelle la Renaissance, la Révolution française, le romantisme. Mais ces essais pourront-ils se développer jusqu’au point de sauver l’humanité ? Il y a quelque chose d’extrêmement dangereux : la consommation de la viande devient de plus en plus grande. Bien qu'une évolution contraire apparaisse dans certains pays, c’est l’augmentation effrayante qui prévaut. On a également parlé des États-Unis où, paraît-il, tous les étudiants seraient végétariens. Mais je m’aperçois que lorsque je vois un film américain, il n’y a pas beaucoup de végétariens. C’est fantastique ! Une des qualités actuelles, la preuve que l’on est riche, c’est de manger le plus de viande possible. Chaque fois que vous êtes invité à un repas, la viande abonde, cela est ahurissant ! C’est du moins ce que j’ai constaté dans ma sphère. Si un essai de redressement a lieu, je ne crois pas qu’il puisse triompher, mais tant mieux si tel est le cas.

Les grands sages sont concernés aussi. Par exemple, Michaël Aïvanhov. Dans ses écrits, il est parfaitement végétarien en ce sens qu’il refuse la viande, mais la page d’après il vous dit : « Quant au poisson, c’est leur faire un grand honneur de les manger, parce que vous transformez leur chair en la vôtre, et il est certain qu’un homme est supérieur au poisson. » Un extraterrestre pourrait dire la même chose en mangeant les êtres humains, il leur ferait un grand honneur en les transformant en lui-même.

S'il y a une diminution de consommation de viande à travers le monde, tant mieux ! Cela diminuera d’autant le karma de l’humanité. Cependant, malgré les affirmations enthousiastes de certains docteurs, JE NE LE CROIS PAS ! Si je me trompe, tant mieux !

Revue B.M.P. N°245-246 – juin-juillet 2005, Clamart
28 juin 1990 , « Entretien avec François Brousse »

3 décembre 2011

Présentation de François Brousse




2 décembre 2011

CELUI QUI TUE UN HOMME TUE DIEU





1 décembre 2011

À GINEVRA


À GINEVRA

(POST SCRIPTUM)

Je t’aime sans limite
Je t’aime infiniment
Car mon bonheur invite
L’éternel firmament.

Comme un Bernard l’hermite
Je bois cet élément
Ainsi la Sulamite
Adorait son amant.

L’aube est ma soeur jumelle
Ma pensée s’entremêle
Au rire du printemps.

Dieu même quand il marche
Sous d’immortelles arches
Ne peut aimer autant !

7 mai 1993

BROUSSE François, Les Miroitements de l’infini,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 340


26 novembre 2011

L'ILLUSION DE L'ILLUSION - Parution dans Soleil levant - Nov. 2011


2011_11_PARUTION_COUVERTURE_II

2011_11_PARUTION_COUVERTURE_I



L'ILLUSION DE L'ILLUSION

Article de François Brousse

Paru dans le magazine gratuit
Soleil levant, N°190, Nov. 2011

Télécharger le PDF de l'article




2011_11_PARUTION_COUVERTURE_IV

2011_11_PARUTION_COUVERTURE_V

2011_11_PARUTION_COUVERTURE_III

19 novembre 2011

LES DIEUX DÉCAPITÉS


LES DIEUX DÉCAPITÉS

Quand les dieux ont péché contre le Dieu des mondes,
Le bourreau noir surgit, d'épouvante masqué.
Il brandit l’yatagan des flammes infernales
Tandis que grondent les soleils.

Dans l’infini les dieux coupables s’agenouillent,
Courbant la gloire de leur couronne d’éther.
Leur front se pose sur le billot des ténèbres
Couvert d’un velours étoilé.

Et le bourreau géant décapite les dieux
Au vol de son épée de lumière implacable.
Et les têtes divines tombent dans la nuit
Comme d'énormes fruits de braises.

Elles tombent, chantant des paroles sacrées,
Parmi le tournoiement des planètes sans nombre,
Elles tombent au fond des mers et des volcans,
Nids géants des têtes célestes !

Les poètes, fuyant la foule aux cris de hyène,
Rôdent le soir sur les montagnes recueillies,
Ou sur le vert désert des plages scintillantes
Que parfument les îles d’or...

Ils entendent monter du coeur des monts sauvages
Et du poitrail des mers pleines de majesté,
Le chant mystérieux des têtes immortelles
La plainte des dieux enfouis !

C’est pourquoi la chanson des poètes terribles
Ruisselle de frissons, de mystères et d’effrois.
Ils traduisent la plainte en syllabes humaines
Que crèvent les tourments du ciel.

15 mai 1951

BROUSSE François, Il existe un Azur
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2010, p. 256

20 octobre 2011

Polaires - Parution octobre 2011

2011_JEU_DE_CARTES_PENSEES_FACE_72
Lés éditions de La Licorne Ailée
ont publié en oct. 2011
un jeu de cartes Polaires
comprenant 108 pensées ou aphorismes
de François Brousse

Prix : 17 euros

Commander le jeu

PENSEE_1_72

20 octobre 2011

Parution octobre 2011


2011_BMP_ANNEE_2011_2002_FACE_72
On contemple effarés sous la toge romaine
L’invincibilité de la folie humaine

Le doute, c’est l’ultime épreuve de la vie,
Une fois dépassé, l’âme danse ravie.

Dans son grand apparat le grand voilier s’envole.
Quatrième dimension, je bois ton auréole.

L’avenir est à Dieu, l’éternité aux sages
Ils connaissent, ô mystère, tous les passages…

La mort et le soleil mesurent leur ardeur
Sous les rires ironiques du créateur.

Pour connaître une femme il faudrait mille femmes
Le goût du feu ne se trouve que dans les flammes.

2011_BMP_ANNEE_2011_2002_DOS_72L’Être nous verse devant ses farouches autels
L’envie d’écrire des poèmes immortels.

Les montagnes qui m’environnent sont magiques
J’ai composé l’ardent Cantique des Cantiques

Son verbe de miel vaut mieux que le fruit des bois,
De la chasse des dieux on entend le hautbois.

Le cormoran inattendu monte aux étoiles
Je cueillerai sur ta bouche un baiser d’étoile.

BROUSSE François, Revue BMP
Cours de métaphysique, Année 2001-2002
éd. La Licorne Ailée, Oct. 2011

11 octobre 2011

LE SAINT QUI MÉDITAIT...


1987_09_L_AIGLE_BLANC_D_ALTAIR_72px Le saint qui méditait sous le palmier paisible
A reçu dans son cœur une balle égarée ;
Il meurt en s'écriant « Ô lumière invisible,
Quel bonheur de s'enfuir dans ta gloire adorée ! »

Tu ressusciteras, mystérieux ermite,
Dans la joie et la force avec un corps nouveau.
Tu boiras dans ton âme un azur sans limites,
Ton vol dépassera les fabuleux niveaux !

Le fantôme qui passe, au large des Comores,
Gronde pour conquérir l'ineffable absolu,
Il faut monter plus haut que l'ombre et que l'aurore
Et ne rien désirer, pas même son salut !

Ô fantôme, je suis la porte des Élus !

9 juin 1982

BROUSSE François, L’Aigle blanc d’Altaïr,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1987, p. 53

- page 1 de 12