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dimanche 24 novembre 2013

Parution - Les Secrets kabbalistiques de Victor Hugo


PARUTION
Les Secrets kabbalistiques de Victor Hugo de François Brousse
Aux éditions La Licorne Ailée

PRIX : 12 euros
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Chapitre I (Extraits)
LE CRI DU PROPHÈTE

Quand je ne serai plus, on verra qui j’étais. (1)

Alexandrin curieux, gonflé d’orgueil surhumain, d’un orgueil de prophète qui tient sous sa large serre le chamois de l’avenir. Mais Hugo, le rapace des cimes, a parfois des zigzags bizarres, des cabrioles déconcertantes. Dans sa barbe de Moïse, il aime dissimuler le rire de Rabelais. On discerne par intervalles dans les yeux fulgurants du mage, l’éclair malicieux de l’humoriste.
Personnalité prodigieuse, centaure de l’infini, Janus de l’incroyable, sirène de l’océan des cieux, sphinx tétramorphe couché au bord des gouffres, tel apparaît ce maître indéchiffré où tous les fleuves de l’inspiration font confluer leurs flots aux tumultes de gloire et de ravissement.
Il convient d’abord de déterminer qu’il se croyait prophète, et qu’il l’était réellement dans toute l’ampleur du terme. L’alexandrin solitaire, cité plus haut, s’explique de façon grandiose et naturelle. Hugo savait que les prophéties majeures de son oeuvre ne s’accompliraient, dans la fermentation humaine, qu’après sa mort. Il sollicitait les intelligences futures de comparer le cri et l’écho, le flambeau et le reflet, la prédiction et sa cristallisation dans le clair alambic de l’histoire. ...

(1) – HUGO Victor, Le Tas de pierres
dans Œuvres complètes, édition chronologique publiée sous la direction de Jean Massin, tome XVI, Club Français du Livre, Paris, 1970, p. 378

BROUSSE François, Les Secrets kabbalistiques de Victor Hugo
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, oct. 2013 (2e éd.1985), p.9

Parution - La Trinosophie de l'Etoile polaire


PARUTION
La Trinosophie de l'Etoile polaire de François Brousse
Aux éditions La Licorne Ailée

PRIX : 23 euros
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2013_10_LA_TRINO_NOUVELLE_ED_0001.jpg Présentation

Cet ouvrage est un des plus mystérieux que nous ait laissé l'auteur. Un grand nombre de principes spirituels, de conversations et de thèmes ésotériques sont dans ces pages. Lames de Tarot, Yoga polaire, initiation de Cajzoran Ali, François Brousse semble ne rien cacher.
Plusieurs livres sont rassemblés dans cette somme philosophique : L'Ordre de l'Etoile polaire, Manifeste de la Quatrième Dimension, Isis-Uranie ou l'Initiation majeure, Le Double Infini. Leurs titres expriment en eux-mêmes l'étendue des sujets et de leurs mystères.


BROUSSE François, La Trinosophie de l’Étoile polaire
3e. Éd. La Licorne Ailée, Clamart, oct. 2013 (1ere éd. 1984, 2e éd.1990)

Parution - L'Abeille de Misraïm


PARUTION
L'Abeille de Misraïm
Roman de François Brousse Aux éditions La Licorne Ailée

PRIX : 12 euros
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Chapitre IX (Extraits)
L’ABEILLE NOIRE__

L’Abeille Noire habitait une hutte grossière, au fond d’un bois sauvage, sur les pentes d’une colline, non loin du lac où se mirait la villa d’Adriano. Les paysans des villages voisins appelaient ces arbres le bois du Loup, en souvenir d’un carnassier, qui, cinquante ans auparavant, avait régné dans ces robustes clair obscurs. Le loup était mort de vieillesse. Son grand cadavre, dans les mandibules de fourmis, le bec des corbeaux et les ventouses des vers de terre, s’était fondu. Les herbes impitoyables cachaient les restes de son squelette. Son fantôme semblait rôder encore, dans les nuits d’hiver, quand le vent furieux portait sur son aile des hurlements bizarres... Quelque temps après, une femme grande et maigre, au teint de cuivre, aux longs cheveux de ténèbres, était venue vivre dans une hutte abandonnée de bûcherons, parmi les ramures. Les paysans, frappés par son aspect sombre et sa perpétuelle activité, l’avaient surnommée l’Abeille Noire. Elle était aussi sauvage que le grand loup mort. Des galants audacieux avaient essayé de violer cette virginité taciturne. Mais l’Abeille Noire dormait toujours avec un bâton noueux à portée de la main, et elle savait s’en servir. Un imprudent s’était enfui, à demi assommé, en poussant des cris épouvantables, dans la nuit railleuse. Un autre, parti en chasse, sous une claire lune d’hiver, était tombé dans un ravin plein de neige. On le rapporta, le jour venu, avec une jambe cassée. Aussi, la fée de la forêt passait pour sorcière. On racontait que les oiseaux venaient à son appel ; non seulement les roitelets, les mésanges, les bouvreuils, tous ces gracieux enfants du jour, mais encore les errants sinistres de la nuit : chouettes, hiboux, chats huants, grands ducs. On racontait aussi que lorsqu’elle chantait sous les étoiles, des visages de morts et des langues de flamme peuplaient soudainement la profondeur des branchages. Elle s’apprivoisait pendant quelques mois par an. Elle allait travailler dans les fermes, choisissant les plus isolées. Ses patrons occasionnels louaient sa vaillance et sa sobriété, ils louaient aussi son caractère toujours calme, comme une profonde mer sans orages. Quoique habituellement silencieuse, elle s’évadait parfois en boutades hardies, en mots dont la finesse émerveillait ces rudes italiens et réveillait dans leur structure ancestrale des échos d’esthétisme. Elle avait le secret de soigner les malades, en imposant ses mains et en récitant, dans un français correct, les grandes prières de l’abbé Julio. Ce français, qui était de l’hébreu, pour les paysans, lui donnait une réputation de savante, se mêlant étrangement à son auréole de sorcière.

Jamais, l’Abeille Noire n’assistait à un office religieux. Quand elle voyait au loin un prêtre, elle se signait précipitamment, avec le pouce, sur le front, en murmurant on ne sait quelles patenôtres. Dans sa hutte forestière, un petit nombre de livres, souvent lus, emplissaient une étagère : traduction italienne de la Bible, Divine Comédie et deux ouvrages français : Le livre des esprits d’Allan Kardec, Les Grands Initiés d’Edouard Schuré. Cette moëlle poétique, spirite, théosophique servait de pâture quotidienne à la fauve solitaire. Divers instruments, de forme inaccoutumée, remplissaient le mystère de la hutte.
Stéphana, dans le hasard de ses pérégrinations, avait rencontré cette femme extraordinaire et toutes deux se plurent dès leur premier contact. La fille des villes allait souvent rêver dans la maison forestière. De curieuses conversations y déroulèrent leurs spirales et leurs nuées. Deux âmes ardentes se rencontraient dans des sphères hyperphysiques. Également libres, les deux femmes osaient attaquer les sujets les plus terribles, échanger leurs pensées les plus intimes. Et leur coeur s’épanouissait joyeusement dans une atmosphère de chaude compréhension. La destinée des esprits qui transmigrent de planète en planète jusqu’au paradis final, les pouvoirs secrets de l’âme humaine qui se développent par la méditation et l’enthousiasme, l’arrivée périodique des Messies qui apportent l’amour aux peuples égarés, les formes que la vie universelle revêt sur les autres mondes, tous ces rêves grandioses s’envolèrent dans les bois.
Mais Stéphana ne tarda pas à comprendre que l’Abeille Noire avait exploré les gouffres les plus profonds de la magie. Elle y évoluait aussi aisément que la mouette dans les vastes ciels marins. L’érudition livresque de Stéphana n’était rien près des formidables expériences traversées par son amie. Elle pouvait évoquer les mots, et, dans certains cas, commander aux esprits élémentaires qui rôdent dans les bois et les rivières.

BROUSSE François, L’Abeille de Misraïm
2e éd. La Licorne Ailée, Clamart, oct. 2013 (2e éd. 1986), p. 47-50

Parution - Péhadrita parmi les étoiles


PARUTION

Péhadrita parmi les étoiles
Roman de François Brousse Aux éditions La Licorne Ailée

PRIX : 12 euros
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Chapitre XIV (Extraits)
Le Yoghi

Eor et Péhadrita se posèrent devant le yoghi. Un sourire émergea sur le visage marmoréen. Des paroles harmonieuses et fortes retentirent.

"Je m’appelle Ganeshananda, ce qui veut dire la joie de la Sagesse. Et je suis heureux d’accueillir deux nouveaux disciples qui me sont envoyés par Brahma. Salut, enfants de l’immortalité ! Vous êtes venus à moi du fond des âges. Les planètes auxquelles vous appartenez sont plus évoluées que la Terre, sur l’échelle des mondes, le long de laquelle montent et descendent les anges. Mais les lois transcendantales du Karma vous ont donné pour maître un yoghi de la Terre.

... Les hommes vivent dans l’état de sommeil. Ils dorment pesamment bercés par leurs planètes natales. Et des rêves, tantôt ravissants, tantôt sinistres, hantent l’imagination des endormis. Ils croient exister individuellement, séparés des autres, séparés de Dieu. Les hommes se meuvent dans le cauchemar de la séparativité. Ils naissent, souffrent et meurent, renaissent, souffrent encore, meurent à nouveau. Comment rompre cette chaîne infernale où la douleur engendre la douleur ? Les grands Rishis qui civilisèrent l’Inde antique, et le Bouddha au sourire illuminé, nous ont apporté l’Éveil. L’homme doit prendre graduellement conscience de son essence divine, il doit remplacer ses pensées finies par des pensées infinies. Il doit comprendre qu’il est Un avec l’univers aux formes innombrables. Quand la conscience cosmique remplacera la conscience limitée, les yeux de l’homme s’ouvriront. Il ne sera plus la proie gémissante des cauchemars, mais s’épanouira victorieusement dans le jour éternel. L’humanité se transmutera en divin. La joie suprême, la vigueur suprême, l’intelligence suprême et l’amour suprême tisseront la vie de l’Éveillé.
...
Eor ne s’attendait pas, certes, à devenir le disciple d’un Terrien. Pour les habitants de Vénus, la Terre n’était qu’une demeure inférieure, peuplée de fous et d’hystériques. Cette sévère appréciation ne manquait pas de justesse. Mais comme le montre l’emblème coréen, au centre du rouge brille un point blanc, au centre du blanc étincelle un point rouge. À l’intérieur du pire peut apparaître le meilleur. Ce sont les anciens brigands qui font les saints les plus nobles."

L’homme oiseau se rendit rapidement compte que ses progrès spirituels allaient devenir foudroyants sous l’impérieuse main du mage terrestre. Quant à Péhadrita, sa contexture fine, intermédiaire entre la matière et l’énergie, lui permettait de filer à une allure cométaire dans le ciel difficile des initiations. Ce qui, pour un humain normal demandait vingt-quatre ans d’efforts continus, fut un jeu pour le Vénusien et la Myrrhaenne. Douze mois suffirent pour les porter au zénith de la connaissance.

BROUSSE François, Péhadrita parmi les étoiles
Éd. La Licorne Ailée, Clamart
2e éd. oct. 2013 (1ère éd. 1983), p.202-205

mardi 19 novembre 2013

PENSÉES SANS ENTRAVES - CARTES POSTALES



PENSÉES SANS ENTRAVES

François Brousse (1913-1995)
Centenaire – Perpignan – Mai 2013

François Brousse amorce dès son plus jeune âge une créativité poétique hors du commun et laisse à la postérité plus de cinq mille poèmes. Professeur de philosophie dans le Languedoc-Roussillon, il est une figure marquante du pays. Doté d’un esprit encyclopédique, il est l’auteur d’une centaine d’ouvrages : poèmes, romans, contes et essais (exégèse, histoire, astronomie, métaphysique, ésotérisme). Humaniste d’une profonde culture, il montre un intérêt insatiable pour l’art et la philosophie.
Dès 1949, il est le précurseur des cafés philosophiques, son éclectisme sur toutes les traditions attire un auditoire captivé dans les cafés de Perpignan où l’on cause « de nombreuses choses mais principalement des grands secrets de la pensée et de la symbolique ». De 1960 à 1995, il dispense plus de quatre cents conférences dans toute la France.

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Cet ensemble de vingt-quatre cartes postales est réalisé dans le cadre de l'année du Centenaire de la naissance de François Brousse (mai 2013 - mai 2014). Chaque carte comprend un texte de François Brousse et une illustration du peintre et poète Kitty Pagès.

PRIX : 12 euros
Production : La Compagnie de l'Etoile

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www.centenairefrancoisbrousse.fr

samedi 22 décembre 2012

PARUTION - LE COMTE DE SAINT-GERMAIN ET LES MAÎTRES DE L'AGGARTHA


Le comte de Saint-Germain et les maîtres de l’Aggartha dans l’œuvre de François Brousse

Auteur : J.-P. WENGER

Éditions Saint-Germain-Morya, Montréal (Québec, Canada) 
3e trim. 2012 – 440 p.
Site Internet : www.saint-germain-morya.com
Diffusé en France par DG diffusion
Disponible sur commande dans toute librairie française 
Prix : 23,95 euros

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À ceux manifestant un intérêt pour le comte de Saint-Germain, « Gentilhomme énigmatique ramené d’Allemagne en 1743 par le maréchal de Belle-Isle, ambassadeur de Louis XV, extrêmement séduisant, connaissant toutes les langues, la musique, la peinture, tous les pays et tous les grands du monde » (p. 179), un nouveau livre vient de lui être consacré : Le comte de Saint-Germain et les maîtres de l’Aggartha dans l’œuvre de François Brousse.

Ce Comte était petit, brun, le visage basané, le regard d’une étonnante profondeur. Il y avait en lui la majesté du mage et, en même temps, la douceur et peut-être, un peu, l’égarement du prophète. Il était vêtu d’une étrange façon, toujours avec des habits admirablement bien taillés, mais ce qui le différenciait de tous les autres courtisans de l’époque, de tous les autres grands seigneurs, c’était le faste, la somptuosité, l’éclat des bijoux (p. 179-180).

Le Voyageur des siècles, Saint-Germain, représente la Haute Magie, dominatrice de la Mort, maîtresse des couleurs et en relation avec le Grand Soleil central de la galaxie. Alchimiste suréminent, il fabriquait de l’or, purifiait les diamants, grossissait les perles, chassait les entités du bas-astral, guérissait les malades et révélait les sombres lueurs de l’avenir (p. 13).

Le sommaire se compose de neufs livres ou parties :

I. Les maîtres de l’Aggartha Cette première partie rappelle l’existence de vingt-quatre maîtres de l’Aggartha (ou Agartha, Agarttha, Agarthi, Agardhi, Asgharta, Aghartha, etc.), identifiés aux vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse, avec quelques préconisations pour les contacter (p. 19). L’Aggartha n’est pas ici considéré comme un domaine souterrain ou intraterrestre, mais comme une cime de spiritualité, dans les splendeurs invisibles, astrales et immatérielles de l’Himalaya (p. 37).

II. Les Sept Immortels La seconde partie aborde les Sept Immortels – Narada, Saint-Germain, l’empereur de Jade, Fo-Hi, Nicolas Flamel, Melchisédech, le Juif errant – ainsi que Ganeshananda et le douzième Iman.

Les sept autres livres de l’ouvrage sont :

III. Apparitions et rôle de Saint-Germain avant l’ère chrétienne
IV. Saint-Germain à l’ère chrétienne
V. Le comte de Saint-Germain au XVIIIe siècle
VI. Saint-Germain à l’ère du Verseau
VII. La rencontre de François Brousse avec Saint-Germain
VIII. Autres aspects de Saint-Germain

Dans ces parties sont traités, entre autres :
o Les manifestations de Saint-Germain au cours des âges jusqu’au XXe siècle inclus ;
o Certains comptes rendus de Wesak (Babaji, Amida Bouddha – 1980-1995).

IX. 2015 (+ ou - 4 ans, 2011-2019), période critique pour l’humanité Dans le livre IX figurent les moyens donnés par F. Brousse – le végétarisme, la bénédiction bouddhique, trois yogas libérateurs, l’art comme voie initiatique, etc. – pour traverser harmonieusement la période critique 2015 (±4 ans), annoncée depuis 1947 .

Glossaire Le glossaire en fin d’ouvrage précise la définition – par F. Brousse – de quelques termes utilisés comme par exemple l’illumination, la libération, le Kali Yuga, le Karma, la métempsycose et la « conscience cosmique » :

Vous êtes Tout en même temps : vous devenez tous les êtres vivants ; vous n’êtes plus seulement vous, mais encore tous les êtres humains, tous les animaux, mais encore toutes les plantes, tous les minéraux et l’univers entier. Cela, c’est la conscience cosmique du Dieu immanent enfermé dans le monde, ce qui est très beau. Au-delà, on pourrait aller jusqu’à la conscience du Dieu transcendant en dehors du temps, de l’espace et de la causalité. Au-delà encore rayonne la conscience du Dieu absolu qui est à la fois immanent et transcendant, mais là, je ne crois pas que l’on puisse y arriver actuellement sur la Terre (p. 407).
 

mardi 7 février 2012

Parutions - Philosophies



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samedi 18 octobre 2008

La Mort du Mahatma Gandhi

La Mort du Mahatma GandhiLa lumière du monde est éteinte,
L'astre vient de mourir
Le firmament exhale ses plaintes
Du zénith au nadir.

Car l'homme qui brandissait la flamme
La flamme de l'amour,
L'inspiré, l'apôtre, la Grande Âme,
A quitté notre jour...

Il est mort saintement sur les cimes,
Pour l’Inde et l'Univers,
Abattu par la balle du crime
Sous les grands cieux ouverts.

Et les siècles verront sur la Terre
De sang illuminée,
Se dresser, autre Christ solitaire,
Le Juste assassiné.

Brousse François, La Mort du Mahatma Gandhi, éd. La neuvième licorne, 2008

mardi 14 octobre 2008

Le Bulletin du maître polaire - 1999 - 2000

BMP 1999 - 2000 Visite du musée Dali à Figuères
(Ville de Catalogne en Espagne)

Évidemment le Louvre a plus de richesse et de majesté. Je note cependant quelques souvenirs épars. Un dessin où, dans un oeil géant, on distingue trois visages de Jésus. Dali aurait il entendu parler de ma thèse sur l'existence de trois Jésus ?

Un autre dessin nous montre une divinité à quatre faces. Brahma ou Pythagore ? De toute manière, le reflet de la sagesse hindouiste et de l'intelligence grecque a traversé le coeur de l'artiste !

Une série de dessins montre des visages de Dali aux yeux frénétiques, fantastiques, hallucinés. Un cauchemar ahurissant et génial. Un texte du peintre nous affirme que Moïse était un prêtre égyptien. C'est la plus antique tradition et la plus vraie.

Un autre texte de Dali, où la puérilité se mêle à la plus haute des inspirations, associe la gare de Perpignan à la rupture du continent primitif et à la naissance des sexes, démembrement de l'Androgyne Primordial.

Le tombeau de Dali étend sa dalle blanche sous une voûte immense. J'ai eu l'idée que le sépulcre était habité par un crapaud d'or aux ailes d'émeraude. Le crapaud, symbole des êtres de l'Origine, dans l'antique Égypte.

Dans une librairie avoisinant le musée, j'ai remarqué une lithographie du maître. C'est une couronne de diamants, d'une étonnante beauté, que surmontent ces mots : « être Dieu. »

Un tableau du Greco, dans le musée, m'a donné un coup d'enthousiasme au coeur.

D'autre part, l'Angélus de Millet joue un très grand rôle dans les évocations de Dali. J'ai pensé à mon livre L'Angélus des Rêves. Les génies se réunissent dans la même éternelle clarté.

Brousse François, le Bulletin du maître polaire 1999-2000, éd.La Licorne Ailée, 2008

Le Manifeste de la Quatrième Dimension

Le Manifeste de la Quatrième DimensionL'homme, ce rébus que les Alexandrins considéraient comme une âme tombée du cercle où rayonnent les Dieux, l'homme semble le trait d'union entre le monde des êtres cubiques et le monde de la Quatrième Dimension.

Imaginez un instant que le cube, lassé d'être cubique, se précipite tête baissée, dans une dimension inédite, il découvrira la Quatrième Dimension. L'homme, réalité tridimensionnelle, projette sur la Terre une ombre à deux dimensions, image de lui, différente de lui. L'homme est, par rapport à son ombre, un dieu aux extraordinaires puissances. Mais, à son tour, il n'est que l'ombre d'un être immense dont la majesté se déploie dans les quatre dimensions de l'abîme.

Brousse François, Le Manifeste de la Quatrième Dimension, éd. Neuvième Licorne, 2008
Avec des gravures originales de Rafael Forteza

Poésie, langage de l'âme

Poésie, langage de l'âmeSelon lui, il y a d’abord une folie qui permet au poète d’être en contact avec le Verbe universel, puis une autre folie qui met les amoureux en contact avec l’Amour universel dont ils sont les émanations et enfin, la folie religieuse où les hommes quittent le plan humain et deviennent semblables aux dieux immortels. Ces trois folies peuvent se retrouver dans la poésie, langage de l’âme, car en elle résident le contact avec les dieux, le contact avec l’Amour universel, le contact avec la folie mystique. Ces trois folies sont mélangées et peuvent former une sorte de triangle. Dans la plupart des antiques ballades, il est fait allusion à des êtres mystérieux ayant trois yeux ; ce sont très probablement les Maîtres qui existaient avant l’apparition des hommes – les hommes ne seraient que des dieux dégradés. Grâce au troisième œil, ces êtres pouvaient pénétrer jusqu’aux arcanes les plus secrets, les plus profonds et les plus intimes de l’univers.

Extrait de la conférence Poésie, langage de l'âme Paris, le 22 nov. 1991