Pensées divines

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vendredi 28 novembre 2014

LA MEILLEURE ATTITUDE ENVERS LES MORTS...



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Revue BMP, N°121, avril 1994, Éd. La Licorne Ailée, Clamart
Illustration de Kitty Pagès, peintre et poète (Tous droits réservés)

samedi 8 novembre 2014

Pensées sans entraves


Les âmes des bêtes égorgées rôdent dans les airs. Elles se mêlent aux éléments, surexcitent les électricités, gonflent les énergies et vomissent l’enfer sur les hommes. Dans les vagues qui hurlent autour des matelots, dans les typhons qui ravagent les peuples, dans les tremblements de terre qui dévorent les villes, dans les laves et les flammes ricanent sinistrement les animaux massacrés.

Ils se vengent.

La cuisine et le laboratoire fabriquent sans arrêt des hordes de démons. L’humanité se décidera t elle à en prendre conscience ?

François Brousse, Revue B.M.P. n°73, décembre 1989, éd. La Licorne Ailée

mercredi 29 juin 2011

PENSEES DIVINES



L’homme est pour l’homme le problème infini, mais il est aussi la solution parfaite.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


Soyez docile devant Dieu et fort devant les hommes. Mais confondre le Dieu des religions et le Dieu des philosophes est une erreur cosmique.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


L’homme cherche toujours Dieu en dehors de l’homme, c’est là l’erreur initiale : l’homme et Dieu sont identiques.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


Le vrai philosophe a traversé toutes les formes de vie pour atteindre la vie elle même.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


L’ignorance est le sommeil de l’esprit, la connaissance est son réveil divin.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


L’ultime vision, c’est de voir que Dieu est invisible. Il dépasse toutes les conceptions de l’humanité.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


La Connaissance, c’est la mère éblouissante de la Béatitude.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


La seule définition de la liberté est d’ordre métaphysique, elle consiste à n’avoir pour maître que son Moi divin.
(B.M.P. n°184-185, janvier-février 2000)


mercredi 4 mai 2011

PENSEES DIVINES



Les trois « D » triomphent, écrasent l’humanité moyenne : le Déterminisme, le Destin, la Domination. Les peuples esclaves rampent sous ce fatal couperet de la folie universelle. Mais les héros, les saints, les surhommes se libèrent en montant jusqu’au domaine de la lettre « M », la métaphysique.
(B.M.P. n°186-187-188, mars – avril – mai 2000)


Le surhomme véritable n’est pas le macaque dégénéré au sourire de tigre que nous a hurlé Nietzsche, mais le géant aux ailes d’aigle dont la pensée commandera aux étoiles et qui saluera fraternellement le cosmos et les dieux.
(B.M.P. n°186-187-188, mars – avril – mai 2000)


L’idée est immuable, infinie, parfaite. La sensation se traîne péniblement dans le muable, le fini et l’imparfait. Prétendre que la sensation crée l’idée, c’est renverser la pyramide de l’intelligence, et, c’est retomber au niveau de la limace.
(B.M.P. n°186-187-188, mars – avril – mai 2000)


Le problème des extraterrestres – ou des intraterrestres – brille de facettes insolites. Ils n’interviendront jamais dans le tourbillon politique des peuples, car leur intervention risquerait de provoquer la guerre des mondes et d’aboutir au chaos des technologies meurtrières. Surtout, il faut abandonner les chimères médiévales d’une restauration monarchique imposée à la France par des extraterrestres ! Autre illusion, croire qu’ils vont résoudre toutes nos difficultés intérieures.
L’humanité se leurre en cherchant un rédempteur qui prenne sur lui tous les péchés. Ni Jésus ni Karl Marx ni les extraterrestres ne peuvent réaliser ce miracle absurde ! Les maîtres sont des guides spirituels et non des tyrans physiques. Ils sont des révélateurs et non des boucs émissaires. Ils sont des béliers de feu et non des agneaux innocents que l’on immole à la place des coupables. Chacun est responsable de ses propres fautes et de ses propres exploits. Les grands messagers nous montrent le chemin qui monte aux étoiles, mais c’est à nous de le parcourir.
(B.M.P. n°198 à 202, mars – juillet 2001 )


jeudi 14 avril 2011

PENSEES DIVINES



Tous les partis qui rejettent le respect de la personne humaine sont condamnés à être dévorés.
Satan a pour loi la destruction.
(B.M.P. n°11, mai 1984)


Le réalisme consiste à transformer la réalité divine en objets lourds, encombrants et faux.
(B.M.P. n°11, mai 1984)


Il ne s’agit pas de culpabiliser ceux qui s’égarent, mais les avertir de l’abîme dans lequel ils risquent de tomber, perdant ainsi toute une existence.
(B.M.P. n°12, juin 1984)


Bien que les épreuves souffertes par un humain soient le résultat de son karma, il convient de ne pas le mépriser et de le considérer aussi pur qu’un ange ou qu’un maître divin.
(B.M.P. n°12, juin 1984)


L’obsession reste tapie au dessous du niveau de notre conscience. On perçoit les mouvements du monstre en sommeil, mouvements vagues mais précurseurs d’orages. On a l’impression d’héberger en soi un démon invisible, qui dort avec un rictus moqueur en attendant la grande orgie du réveil.
(B.M.P. n°43, février 1987)


Je ne crois pas à la petitesse des hommes de génie. Quand on s’approche de ces volcans, Dante, Goethe ou Hugo, le cœur s’échauffe à leur brasier de tendresse et de sublimité. Ils laissent le fiel aux critiques pygmées. Les fils de l’Éternité vivent dans le grandiose.
(B.M.P. n°51, novembre 1987)


Le volcanisme de la puberté crache la révolte contre l’homme et le social. Ces explosions, par leur déchirement, peuvent faire entrevoir l’Infini. Mais attendons la suite ! Tel jeune brise tout finit misérablement dans le cuir d’un policier ou l’écaille d’un souteneur. Le révolté devient conformiste. L’anticlérical s’apaise en curé.
Espérons qu’il leur reste quelque étincelle du volcan primitif.
(B.M.P. n°57, mai 1988)


dimanche 3 avril 2011

PENSEES DIVINES



L’avenir remplacera le culte des saints par la religion des grands hommes, poètes, écrivains, artistes, philosophes, et rejettera complètement l’idolâtrie des fanatiques ou des conquérants. Quant aux savants, seuls les astronomes méritent qu’on leur dresse des autels. Les autres ont trop fait de mal à la Terre et à l’homme.
(B.M.P. n°39, octobre 1986)


L’humanité commence par adorer les héros sauvages qui répandent le sang des victoires. Elle adore ensuite le technicien dont la fatale science désintègre les peuples et défigure Dieu. L’humanité adorera dans le futur les poètes, démiurges des mondes surnaturels, et finira son cycle dans l’adoration des sages en contact avec les énergies angéliques.
(B.M.P. n°73, décembre 1989)


Les sages sont les yeux de l’humanité, les poètes en sont la voix. Quand les yeux se ferment et la voix se tait, une ère de ténèbres tombe sur les peuples.
(B.M.P. n°81, septembre 1990)


L’intuition des poètes précède toujours le travail des savants. Quand les fourmis arrivent dans la forêt, les aigles l’ont traversée depuis longtemps.
(B.M.P. n°81, septembre 1990)


Les grands poètes nagent à contre-courant. Le fleuve de la vie sociale les presse et les étouffe. Comment sortir de cette eau gluante ? Un seul chemin : la volonté. Certitude d’une mission surhumaine. Joie de lutter seul contre tous. Volupté de faire scintiller l’étoile dans l’horreur des ténèbres. Orgueil et bienveillance.
(B.M.P. n° 82, octobre 1990)


Les éditeurs recherchent les auteurs passagers, les ouvrages à la mode. Ils ignorent naturellement les valeurs éternelles. Mais le vent, qui emporte les dunes de sable, respecte le sphinx.
(B.M.P. n°83, novembre 1990)


C’est au moment où la civilisation humaine s’approche du gouffre fatal qu’elle produit le plus éclatant écrin de sagesse. La Terre actuelle, promise aux flammes de l’Apocalypse, a spontanément créé des oasis de rêve : cercles occultes, fraternités secrètes lancées vers l’Idéal. Sans oublier le passage étourdissant des grands hommes. Avant de mourir, l’humanité se pare.
(B.M.P. n°83, novembre 1990)


jeudi 3 février 2011

PENSEES DIVINES


Les chaînes de fer que portent les prisonniers dans leur cachot sont moins lourdes que les dogmes qu’une religion impose à ses fidèles.
(B.M.P. n°12, Juin 1984)



L’éloquence la plus brillante ne peut rien contre le sombre attrait du néant.
La mort, pour un athée désespéré, semble plus douce qu’une maîtresse. On peut dormir sans souci dans le creux de ses seins éternels !
(B.M.P. n°18, Décembre 1984)



Deux chemins montent vers l’Être : « la souffrance et l’intelligence ».
Des milliards de vivants s’égarent, et la douleur les ramène.
Quelques intelligences demeurent dans la voie divine. Elles cheminent au milieu d’une joie épanouissante…
Homme, à toi de choisir !
(B.M.P. n°18, Décembre 1984)



Je regarde d’un œil étonné les matérialistes, qui croient avec désespoir au néant, et les catholiques, qui croient avec épouvante à l’enfer. Quel effroyable complexe de culpabilité grouille dans leurs entrailles, pour les empêcher de voir le Gange de miel et de feu, qui roule à travers les étoiles !
(B.M.P. n°20, Février 1985)



L’avenir remplacera le culte des saints par la religion des grands hommes : poètes, écrivains, artistes, philosophes, et rejettera complètement l’idolâtrie des fanatiques ou des conquérants.
Quant aux savants, seuls les astronomes méritent qu’on leur dresse des autels. Les autres ont trop fait de mal à la Terre et à l’homme.
(B.M.P. n°39, Octobre 1986)



mardi 19 octobre 2010

Gare au tigre populaire !!!



« Ô rois ! comme un festin s'écoule votre vie.
La coupe des grandeurs, que le vulgaire envie,
Brille dans votre main ;
Mais au concert joyeux de la fête éphémère
Se mêle le cri sourd du tigre populaire
Qui vous attend demain ! »

HUGO Victor, Odes et Ballades (1826), Livre deuxième – 1822-1823, V, « Le Repas libre », II (1823).


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« Quand on prend le pain des pauvres pour enrichir une religion – fut elle la plus miraculeuse – on commet une œuvre de mort. C’est proprement de l’idolâtrie. Les églises qui étalent leur faste au milieu de l’indigence populaire appellent sur la splendeur de leurs flèches le glaive de l’inconnu. »

BROUSSE François, Pensées divines, Revue B.M.P N° 72 - novembre 1989, éd. La Licorne Ailée, Clamart.


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« La civilisation Humaine sera sauvée quand cet arbre merveilleux, depuis les branches élites jusqu’aux racines populaires, propulsera la même sève : respect de la vie universelle, amour des individualistes. Ne faire souffrir personne, ne tuer personne. L’homme, reconnu valeur absolue, deviendra l’inébranlable assise du palais des races. »

BROUSSE François, Pensées divines, Revue B.M.P N° 72 - novembre 1989, éd. La Licorne Ailée, Clamart.


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« Pour qu’une œuvre devienne populaire, il lui suffit d’être belle. À certaines périodes, l’attraction de la Lune ou de la beauté devient irrésistible. L’océan des hommes monte lentement vers elles. »

BROUSSE François, Pensées divines, Revue B.M.P N° 88-89 - avril – mai 1991, éd. La Licorne Ailée, Clamart.