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lundi 12 décembre 2016

L’ÂME


L’ÂME

Je t’affirme éternelle, ô lumière qu’on nie !

La mort n’est que le seuil rayonnant de la joie
L’éternité, perçant le sépulcre, rougeoie
Comme une grande aurore éveilleuse de nids.

Le corps, forme de boue, rentre au néant des êtres
Le vent reprend l’haleine et la pierre les os,
L’oeillet les yeux, le sang se réunit aux eaux,
Sur la terre des morts les moutons viennent paître

Mais le souffle vital, sublime, essentiel,
L’âme, frisson de flamme, étincelle du ciel,
Immatériel coeur de la Beauté divine,

Splendeur de feu, éclair vivant, Amour Pensée,
Tremble toujours dans l’ombre où l’orage a passé,
Comme une sombre vigne au penchant des ravines !

BROUSSE François, Voltiges et vertiges
dans Œuvres poétiques – Tome II, Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, p.203


mardi 2 juin 2015

LE CLÉMENT


LE CLÉMENT

Il veut aller
Dans les palais
De chrysoprase

Loin des humains
Par les chemins
Que l’ombre embrase...

Il trouvera
L’immense aura
Des plénitudes

Au fond du ciel
Torrentiel
Où tout s’élude

Les Envoyés
Émerveillés
Chanteront l’être

Que l’ample accord
Des joyeux cors
Toujours pénètre.

Monde charmant
Au grand chaman
Tu te fiances

Reste seul Dieu
Dans l’âcre feu
De la clémence.

4 janvier 1994

François BROUSSE , Rencontre avec l’Être
Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1995, page 133


dimanche 19 avril 2015

LETTRES


LETTRES

Une lettre hébraïque est pleine de mystère
Une lettre française est pleine d’infini.
Elles dominent les lions et les panthères
Une lettre hébraïque est pleine de mystère.

Le Verbe universel que nulle ombre n’altère
Illumine Paris aussi bien que Cythère
Il fait chanter tous les rayons et tous les nids
Car Dieu parle toutes les langues de la terre.
Une lettre hébraïque est pleine de mystère
La romance du gouffre est pleine d’infini.

1er décembre 1989

François BROUSSE, La Rosée des constellations,
Clamart, Éd. la Licorne Ailée, 1991, p. 177


jeudi 2 avril 2015

ROSSIGNOL


ROSSIGNOL

Les fougueux réalistes
Sont pauvres en esprit,
Le moindre fabuliste
A beaucoup plus de prix !
Ô femmes hindouistes
Drapez votre sari.

Les sinistres massacres
Perdent le genre humain,
L’horreur qui les consacre
Hante les durs chemins ;
Byzance et Saint Jean d’Acre
N’ont plus de parchemin.

Les absurdes pontifes
Ignorent le Dieu Bon
Leurs cœurs portent la griffe
Des rouges vagabonds.

Dans le Generalife
Les astres font un bond.
Prête-moi, rossignol,
Ton fantastique envol.

8 août 1993

François BROUSSE , L’Homme aux semelles de tempête
Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1995, page 197

LE BONHEUR


LE BONHEUR

Une trinité de démons
A couvert la hauteur des monts
Hitler et Mao et Staline
Leur monstruosité féline
Ensanglante les minarets

Ils composent une forêt
Où le cauchemar sombre rôde
Sous l’oeil des vautours en maraude
Le passé colosse renaît
Dans ses fatales destinées...

La cloche de la fin des temps
Ressuscite les noirs titans
Pour échapper à leur étreinte
Il convient d’étrangler la crainte
Et de rouvrir l’immense bal

De l’inconcevable idéal.
Ainsi sur les tragiques Romes
Reviendra le parfait Plérôme
Et les peuples s’éveilleront
À l’appel des divins clairons

Sous les étoiles stupéfaites
Le bonheur couvrira les faîtes.

1er février 1994

François BROUSSE , Rencontre avec l’Être
Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1995, p. 201

jeudi 26 mars 2015

ROSSIGNOL


ROSSIGNOL

Les fougueux réalistes
Sont pauvres en esprit,
Le moindre fabuliste
A beaucoup plus de prix !
Ô femmes hindouistes
Drapez votre sari.

Les sinistres massacres
Perdent le genre humain,
L’horreur qui les consacre
Hante les durs chemins ;
Byzance et Saint-Jean d’Acre
N’ont plus de parchemin.

Les absurdes pontifes
Ignorent le Dieu Bon
Leurs cœurs portent la griffe
Des rouges vagabonds.

Dans le Generalife
Les astres font un bond.
Prête-moi, rossignol,
Ton fantastique envol.

8 août 1993

BROUSSE François, L’Homme aux semelles de tempête
Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1995, p.197


dimanche 11 janvier 2015

CHANT DE MAI


Nous allons dans le soleil,
Millions de femmes, millions d'hommes,
Nous allons dans le soleil
Et vers l'avenir vermeil

Nous voulons ressusciter,
Millions d'hommes, millions de femmes,
Nous voulons ressusciter
Le géant Fraternité !

La lumière chante en nous,
Millions de femmes, millions d'hommes,
La lumière chante en nous,
L'éclair brûle nos yeux fous.

La guerre au visage lourd,
Millions d'hommes, millions de femmes,
La guerre au visage lourd,
S'enfuira devant l'amour.

Les frontières des États,
Millions de femmes, millions d'hommes,
Les frontières des États
Disparaîtront sous nos pas.

L'imagination sacrée,
Millions d'hommes, millions de femmes,
L'imagination sacrée
Nous emporte et nous recrée.

Nous méprisons ce confort,
Millions de femmes, millions d'hommes,
Nous méprisons ce confort
Où l'esprit trouve la mort.

Nous sommes les feux follets
Millions d'hommes, millions de femmes,
Nous sommes les feux follets
Des grands espoirs étoilés.

Nous saurons mourir aussi,
Millions de femmes, millions d'hommes,
Nous saurons mourir aussi
Pour tuer votre souci !

Vivre libres nous voulons,
Millions d'hommes, millions de femmes,
Vivre libres nous voulons
Malgré les noirs aquilons.

La fureur des tyrannies,
Millions de femmes, millions d'hommes,
La fureur des tyrannies
N'abat point nos clairs génies.

Le réalisme infernal,
Millions d'hommes, millions de femmes,
Le réalisme infernal
Éteindra son vil fanal.

L'idéal prodigieux,
Millions de femmes, millions d'hommes
L'idéal prodigieux
Ouvre l'infini des cieux...

Nous sommes l'élan français,
Millions d'hommes, millions de femmes,
Nous sommes l'élan français
Des Bara recommencés

Nous sommes le genre humain,
Millions de femmes, millions d'hommes,
Nous sommes le genre humain
Qui s'ouvre un nouveau chemin

BROUSSE François, De l’autre Cygne à l’un
dans Œuvres poétiques – Tome 2
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, page 384-386

jeudi 8 janvier 2015

JE VOUS RETROUVERAI TOUJOURS...


Je vous retrouverai toujours, vieille sottise,
Terrorisme caduc, intégrisme dément
Fanatismes, catholiques ou musulmans
Cratères monstrueux que la fureur attise.

Comme le tendre agneau jouant dans les cytises
Spectres, vous renaissez indestructiblement.
Toi, léopard qui mords, toi, vipère qui mens
Vous êtes de la vie la sinistre hantise.

Mais un jour la lumière épousera le rêve
L’au delà montera comme un lotus sans fin.
Portes des cieux, nous envahirons vos confins.
L’humain sera remplacé par le séraphin
Et boira l’hydromel des idéales sèves.

28 février 1992

François Brousse, Le Baiser de l’archange
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 57


mardi 6 janvier 2015

SYLVIA


SYLVIA

J’aime la gloire de ton corps
Dont une aurore souveraine
Baigne en mystérieux accords,
Les courbes, d’astre et de carène.

J’aime la gloire de ton âme
Pareille au solitaire lynx
Qui va boire à l’étang de flamme
Où flotte un frisson de syrinx.

J’aime ton esprit plein de grâce
Qui brille et tremble comme un feu
Dont la subtilité s’enlace
Aux paroles de l’oiseau bleu.

Soleil et lune, tu te dresses,
Magie aux regards mordorés
Que caresse dans les forêts
Une senteur enchanteresse.

François Brousse, L’Aigle blanc d’Altaïr
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1987, page 37


dimanche 23 novembre 2014

LES ERRANTS


LES ERRANTS

Les malheureux qui errent, maudits par les Dieux,
Aux confins du désert de soufre,
Lèvent leurs yeux vers les étoiles
Ce diadème immortel qui couronne la nuit...

Dans l’angoisse et l’amour les errants voyagent,
Leurs gouttes de sueur deviennent des cailloux,
Ô prunelles myriadaires des ténèbres,
Versez la lumière en leur crâne pensif !

À mesure que les maudits s’avancent
Ils grandissent lentement comme des spectres
Bientôt leurs mains nouées de nostalgies
Pourront toucher le visage des Dieux,

Ces Dieux dont les yeux sont les étoiles !


François Brousse, Ivresses et Sommeils
Imprimerie Labau, Perpignan, 1980, page 36
À la Revue « Sources et Flammes »


dimanche 16 novembre 2014

ÉPITAPHE


ÉPITAPHE

Autrefois je riais maintenant je repose
Dans l’immobilité horrible du tombeau.
La nuit lugubre étreint mon coeur, mais ce flambeau,
Le souvenir, y verse encore une âme rose.

J’ai les yeux pleins de Toi sous ma paupière close.
Tandis qu’au loin croasse un noir vol de corbeau,
Ton visage divin m’éblouit, frêle et beau
Comme la branche en fleurs où l’oisela se pose.

Si tu venais prier, ô ma chaste colombe,
Sous le cyprès pensif dont s’ombrage ma tombe,
Ce cadavre, rongé par la plante et les vers,

Comme le Christ lui même émergeant de l’abîme,
Dans un immense éclair, dans un parfum sublime,
Aigle d’éternité, surgirait au travers.

François Brousse, Voltiges et vertiges
Dans Œuvres poétiques – Tome 2
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, page 73


mercredi 12 novembre 2014

AILLEURS


AILLEURS

Le rêve de Dieu est triste.
Sous les cieux rien ne subsiste,
Ni l’amour ni l’amitié.
Tout s’efface dans l’écume
Et la Sibylle de Cumes
Verse des pleurs de pitié.

Nous aimons dans la tempête.
L’autan siffle sur nos têtes
Comme un noeud de serpents noirs.
Dans la coupe de l’abîme
Nous allons savourer l’ultime
Plus haut que les désespoirs.

O lumière sidérale !
Dans la nuit des cathédrales
Tremble une faible lueur ;
Au fond des laboratoires
L’ombre est totalement noire,
Il faut tendre vers l’ailleurs.

L’ailleurs, c’est l’âme suprême
Où les astres disent j’aime,
Où les dieux disent je vois !
C’est l’immesurable extase
Que l’Être Ineffable embrase
De son éternelle voix !

La bête aux yeux d’argent
S’approche du ruisseau
Dont le reflet changeant
Prend l’azur au lasso.

La lointaine princesse
Sous ses cheveux d’aurore
Écoute avec ivresse
Le chant du sycomore.

Dans l’infini s’en vont
La princesse et la bête.
Abîme, ô dieu profond,
Embrase notre tête !

21 janvier 1982

BROUSSE François, L’Aigle blanc d’Altaïr
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1987, pages 40-41


LIBERTÉ


LIBERTÉ

Dans les lis et les mirabelles,
Sous le gouffre bleu de l’été,
Les âmes brodent d’étincelles
La robe de l’immensité.

Par les lueurs surnaturelles
Qui tombent d’un ciel enchanté,
Je veux redéployer tes ailes,
Ô grand archange, ô Liberté

Bonheur, Amour, Intelligence,
Ta main royale les condense,
En une montagne de feu !

Jardin aux éternelles pommes,
Liberté, fier regard des hommes,
Œil irrésistible de Dieu !

François Brousse, « Liberté », De l’autre Cygne à l’un
Dans Œuvres poétiques – Tome 2
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, page 373


mardi 11 novembre 2014

SOIR SUR LE PACIFIQUE


SOIR SUR LE PACIFIQUE

Comme la mer est belle à l’heure du silence,
Quand une lueur sombre éclaire l’Occident,
Quand sur l’océanique infini se balancent
Les étoiles au front ardent !

Les dieux aux doigts palmés passent dans la grisaille,
Parfois un sein de feu, surgit, sublime éclair
Les ailes de la Nuit sur les âmes tressaillent
La brise étrange enivre l’air.

Emeraude de songe aux magiques nuances,
L’île polynésienne où vit un peuple fier
Aux génies du triomphe abyssal se fiance
Dans le mauve reflet des mers !

Un hymne inentendu murmure à nos oreilles,
C’est la rumeur confuse et sereine des soirs.
Les arbres balançant leurs têtes qui sommeillent,
Chantent un chant de désespoir !

Pourtant un pur délice érige ses feux vierges
Sur le trépied des mers oscillantes et nues !
Les sombres caïmans brillent le long des berges
Où clapotent les flots menus.

C’est l’heure où le bleu calme et ondoyant des rêves
Éteint la fulgurante auréole des fleurs,
Les cocotiers, ainsi que des spectres, se lèvent
Dans l’aérienne vapeur.

C’est l’heure où, sur le flanc violacé des cimes
Qui plongent leur pied fauve en la splendeur des eaux,
Des femmes nues, au port sauvage et magnanime,
Écartant les vastes roseaux,

Descendent lentement baigner leur corps superbe,
Pur comme un temple antique et noir comme la nuit.
La houle de leur chevelure emplit les herbes,
Un diamant à leur nez luit.

Vos dents et vos regards trouent l’ombre vespérale,
Des serpents familiers enlacent vos bassins,
Et dardent en faisant bruire leurs spirales,
Leur tête aiguë entre vos seins,

Ô filles des beaux soirs ! Mais la soudaine lune
Au sortir d’un ombrage étincelle, et, chargeant
De son ruissellement de neige vos chairs brunes,
Vous transforme en statues d’argent !

François Brousse, Chants dans le ciel
dans Œuvres poétiques – Tome 1
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1986, page 102-103


samedi 8 novembre 2014

SEMENCE


SEMENCE

La vérité doit être dite
Elle doit être répétée.
Dieu même à parler nous invite
Malgré le sort de Prométhée.

Si sur ton front la foudre éclate,
Brave la colère du ciel.
Que l’on te haïsse ou te flatte
Sois le témoin de l’essentiel.

Sois le témoin de la lumière,
Le géant de l’éternité.
Le vent qui souffle en ta crinière
Est l’ouragan de la beauté.

Hélas beaucoup d’intelligences
Sont incapables de saisir
Le Verbe aux sublimes nuances
Plus haut que haine et que désir.

Mais elles comprendront plus tard. Tu dois espérer en l’aurore
Épandre l’immortel nectar,
Le cosmos brille en ton amphore.

Ta main majestueuse sème
Des promesses de l’avenir,
Une révélation suprême
Épouvante le noir émir.

Toujours ton heure est arrivée
Va, titan ! l’Esprit te bénit,
Une seule étoile sauvée
Est le germe de l’infini.

2 octobre 1989

François Brousse, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, pages 125-126

ROSSIGNOL DE CHINE


ROSSIGNOL DE CHINE

Le rossignol des princesses de Chine
Chante toujours quand le soleil se meurt
Il chante encor quand la lune décline ;
Et quand l’aurore éveille les rumeurs.
Le rossignol des princesses de Chine
Chante l’amour, le rêve et le bonheur.

Le rossignol des princesses de Chine
Ravit aux mers leur rythme ensorceleur,
Il fait pleurer les pins de la colline
Dont un vent bleu emporte les odeurs.
Le rossignol des princesses de Chine
Lance à l’étoile un cantique obsesseur.

Le rossignol des princesses de Chine
Ne cherche pas la sublime liqueur,
Qui peut changer la boue en perle fine
Il la possède avec son chant vainqueur.
Le rossignol des princesses de Chine
Est l’alchimiste extatique du cœur.

8 avril 1982

François Brousse, L’Aigle blanc d’Altaïr
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1987, page 46

lundi 3 novembre 2014

HORIZON


HORIZON

Les immenses rameaux
Sous le couchant tragique
Offraient aux dieux jumeaux
Un chant des Géorgiques.

Invitons le torrent
À remonter sa pente
Un python transparent
Démolit la charpente.

À quoi bon tant d’efforts ?
La matière subsiste.
Les faibles sont les forts,
Le vide seul existe.

L’écrin des diamants
Chatoie dans les prunelles
Un plaintif tournoiement
Flaire la pimprenelle.

Exaltants souvenirs
Errantes alcyones,
Nous entendons hennir
L’azur qui nous passionne.

Ces destriers éclatants
Caracolent dans l’herbe
Ils transcendent le temps
Ils broutent le superbe.

Les porches de Fingal
Vibrent comme des flûtes
C’est un riche régal
D’anis et de volutes.

L’être ne peut mourir
Le pâle néant tombe
Regarde refleurir
Le sourire des tombes

Tu manges du poisson
Le venin te sustente !
Mais un autre horizon
Comblera ton attente

Guillaume de Lorris
Construit l’apothéose.
Contemple au coeur des lys
Le roman de la Rose.

6 juillet 1992

François Brousse, Le Frisson de l’aurore
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 17-18

dimanche 2 novembre 2014

ÉVEIL


ÉVEIL

Tu songes loin de moi, je rêve loin de toi,
Nous vivons solitaires.
Quand viendra le soleil, éblouissant les toits,
Émerveillant la Terre ?

Je suis comme un désert foudroyé par le feu,
Comme un arbre sans sève.
Printemps irrésistible ouvre ton regard bleu
Dans les prunelles d’Ève.

La matière s’efface ainsi qu’un sombre rêve !
Ailés, nous monterons, dans le rire de Dieu.

10 mars 1986

François Brousse, Le Graal d’or aux mille soleils
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1989, page 21


samedi 1 novembre 2014

BAUME


BAUME

Ton baume de flamme et de miel
Peut guérir toutes les blessures.
Le serpent y perd ses morsures,
Ton baume de flamme et de miel.

Sous le baiser Providentiel
La profondeur du coeur s’azure
Ton baume de flamme et de miel
Peut fermer toutes les blessures.

4 juillet 1989

François Brousse, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, page 62


vendredi 31 octobre 2014

LA COROLLE


LA COROLLE

Je manipule les soleils
Pour en tresser une couronne
Un vaste flamboiement vermeil
De son charisme m’environne.

À la cime du noir sapin
Un oiseau vigilant surveille
Les malices et les merveilles
Qui pétrissent un nouveau pain.

Aux mensonges subtils, prends garde !
Il y va de ton avenir.
À l’éternel, tu veux t’unir,
Mais l’incroyable te regarde.

Dans les méandres du jasmin
Ou dans les franges des banquises
Tu peux lire les lendemains
De la corolle reconquise.

2 avril 1993

François Brousse, Les Miroitements de l’infini
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, page 241

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