Le cavalier de la misère
Chemine dans les champs meurtris
Son coeur plein de sanglots se serre
Devant tant de souhaits flétris.

Ils sont toujours inaccessibles
Les espoirs de l'humanité.
Tous les amants de l'impossible
S'en retournent épouvantés.

L'ouverture de la recherche
Est une gueule de géant
Mais l'oiseau de l'infini perche
Dans les ramures du néant.

Le néant pourtant ne peut être
Seul le parfait s'impose à nous
Avec l'irrécusable ancêtre
Faut il prier à deux genoux ?

L'ombre d'une main bénissante
Se propage sur notre front
Demain dans la gloire naissante
Tous les bonheurs resplendiront.

16 octobre 1992

François BROUSSE, Le Frisson de l’aurore
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 226