La rose du silenceLa rose du silence
Effeuille ses pétales,
Et mon esprit s'élance
Vers la flamme idéale.

Quand on se tait la nuit
On touche les soleils,
Ils volent éblouis
Vers l'Être sans pareil

Mais les pétales d'or
Nous transportent là haut
Plus loin que les griots
Plus loin que les essors.

Je ne veux plus entendre
Que les choses muettes
Dont les frissons si tendres
Réveillent les prophètes.

Je me couche, rêveur,
Sur un lit de mutisme
Tandis que ma ferveur
Berçant les magnétismes,
Caresse les charismes.

31 octobre 1993

François BROUSSE, L’Homme aux semelles de tempête
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1995, page 403