Un feu primordial
Impose l'harmonie
Au désordre mental
Qui couve la folie.

Tu blesses l'idéal
De ta blême ironie
Enfant de Bélial,
Qui détruit et qui nie.

Le monde que tu m'offres
Enferme dans ses coffres
Le blasphème béant

Ouvre tes millions d'ailes
Tornade parallèle
De l'unique géant !

4 décembre 1992

François BROUSSE, Le Frisson de l’aurore, Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 347