le_refrain_de_l_absoluJ'ai promené mes noirs chagrins
Par les tragiques boulingrins
J'ai mené ma mélancolie
Sous les étoiles de Kali,

Je sème un désenchantement
Dans le délire des amants,
L'homme actuel est moins rapide
Que les archaïques gépides.

L'athée, éternel ignorant
N'est qu'un onagre délirant
Ô genre humain, je désespère
De trouver en toi la lumière.

Heureusement les grands mystiques
M'apportent la splendeur unique !

12 mars 1995

BROUSSE François, Le Refrain de l’absolu
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2001, page 173