Fichier sur la Mort à Télécharger - 2009_03_05_Pensées_divines_sur_la_mort

Après la mort, des gouffres vermeils gonflés de béatitudes où passent et frissonnent les anges, où les morts prennent la figure de leur âme : fleurs radiantes, globes de lumière. Puis la montée vers le monde spirituel, d'un azur ineffable. Mais hélas ! Il faut redescendre. Ceux qui restent dans la gloire bleue sont les Délivrés.

Revue BMP N°56, avril 1988, éd. La Licorne Ailée

Un châtiment qui attend certaines âmes inférieures. Après la mort, elles restent liées magnétiquement au cadavre, assistent avec horreur à la putréfaction du corps et se demandent, angoissées, si la fin de la forme matérielle ne sera pas aussi leur propre fin.

Revue BMP N°56, avril 1988, éd. La Licorne Ailée

Réalisme, masque de Satan. On commence par la description d'un pot de chambre, on continue par la glorification de la peine de mort, on finit par construire des camps de concentration. Le Réalisme va de l'immonde au féroce.

Revue BMP N°65, mars 1989, éd. La Licorne Ailée

Ce monde est le domaine de l'illusion et de la mort.
Les empires disparaissent, les montagnes s'effacent, les étoiles même s’éteignent dans l’espace, et de malheureux naïfs croient à l'éternité du catholicisme !

Revue BMP N°68, juin 1989, éd. La Licorne Ailée

Absurdité dangereuse de la croyance aux Peines infernales. De l'autre côté des morts inférieurs qui se croient damnés, n'éprouvent plus aucun scrupules à tourmenter ou à posséder les vivants.
Ainsi augmente la somme des fautes et des souffrances. Il faut patiemment expliquer à ces faux damnés que toutes les âmes seront sauvées, inévitablement. Les fantômes renoncent alors à obséder l’humanité physique, et ils montent d’une marche l’échelle des êtres.

Quand le dogme de l’enfer éternel s'effondrera, les yeux commenceront à saisir l’éternelle lumière.

Revue BMP N°70-71, septembre - octobre 1989, éd. La Licorne Ailée

La marque irrécusable de la sagesse, c'est qu'elle conduit au bonheur, non pas le plaisir passager des mortels, mais la sérénité profonde, pure, inaltérable, comme le diamant des cieux.
Quand l’homme préfère le glaive des dictateurs à la rose des princes ésotériques, l’heure de la mort sonne lentement. Le cycle de vie se termine et les désintégrations commencent.

Revue BMP N°70-71, septembre - octobre 1989, éd. La Licorne Ailée

Il y a les idées mortes et les idées vivantes.

Les idées mortes flottent sur le grand courant de la conscience comme des bateaux en papier, fragilités blafardes et tristes qui se disloquent au moindre choc.
Les idées vivantes passent, elles, comme des astres aux rayons créateurs qui illuminent l'esprit – elles viennent parfois aussi comme des déesses nues qui nous mettent en rut.
Les idées mortes hantent les cerveaux érudits, l'idée vivante est la lumière du sage et la maîtresse du héros.

Revue BMP N°90, juin 1991, éd. La Licorne Ailée

L'infini du monde nous donne une sorte de sérénité accablante. Tous ces chefs orgueilleux, tous ces empires dévastateurs, disparaîtront dans la mort. Ils iront rejoindre les grands cadavres naufragés dans les siècles abolis.
L'humanité, elle-même, se couchera dans le tombeau des espèces mortes. Et la Terre, ce grain de poussière ? Elle se dissoudra comme une bulle sur l'immensité des mers. Et le soleil s'éteindra comme une bougie consumée. Mais direz vous, ces grandes transformations demanderont des millions de siècles ! Des millions de siècles ? Une seconde pour l'éternité.

Revue BMP N°98, mars 1992, éd. La Licorne Ailée


L'absurde tabou catholique contre les pratiques anticonceptionnelles amènera la mort du monde. Toutes les nations, surtout les primitives, multiplient leurs enfants.

Une marée irrésistible de vivants menace la Terre. L'Asie misérable et hypertrophiée, l'Amérique du Sud, mendiante et monstrueuse, arrivent par vagues au pied du promontoire européen. Quelles ressources faudra t il pour nourrir ce peuplement fou ? Des pilules stérilisantes distribuées aux femmes, freineraient l'effroyable mécanisme... Mais entendez vous le hurlement indigné des moralistes.

Une autre solution ouvrirait la route des étoiles à l'océan des hommes. On pourrait peupler les planètes inhabitées avec le bouillonnement excessif de la Terre. Encore serait il nécessaire d'atteindre ces planètes, de les transformer ensuite. Aurons nous le temps avant la catastrophe ultime ? Les événements se pressent autour de nous comme les fantômes pâles autour du sacrifice d'Ulysse.

Sub Rosa, Revue BMP N°113-114, juin - juillet 1993, éd. La Licorne Ailée

La meilleure attitude envers les morts est de leur envoyer tous les jours une pensée d'amour, une bénédiction bouddhique. Souhaitons qu'ils soient heureux dans le mystérieux voyage de l'Au delà. Ces pensées d'amour les environneront comme des anges protecteurs.

Revue BMP N°121, avril 1994, éd. La Licorne Ailée

Certaines femmes supérieures, après leur mort, choisissent d'être les inspiratrices invisibles des grands poètes. Elles quittent les mondes divins pour se consacrer à leur haute mission.
Au dessus des fronts rêveurs l’œil et l'esprit voient se pencher une lumineuse forme souriante.

Revue BMP N°123-124, juin - juillet 1994, éd. La Licorne Ailée

Les morts enfermés dans le corps astral continuent, quelque temps, à jouer les scènes de la Terre, suivant la vigueur de leurs passions. Des généraux se réunissent sous des tentes de lumière pour discuter gravement la stratégie des guerres invisibles.
Mais les plus heureux sont les savants et les poètes, les premiers habitant des bibliothèques fantastiques où sont enclos tous les secrets de l'univers ; les seconds créant, sur les fils azuréens de leur lyre, des poèmes de couleurs, de formes, de parfums, de goût exquis, de toucher merveilleux qui, pareils à des planètes, tourbillonnent dans le frisson des abîmes étonnés.

Revue BMP N°126-127, octobre - novembre 1994, éd. La Licorne Ailée

La marque des philosophies profondes est le talisman de la joie. Nous nous sentons immortels et nous savons que la vie s'élève inévitablement vers la perfection. Tous les êtres viennent de Dieu et retournent à Dieu. Mort, matière, mal, douleur, ce n'est qu'un jeu d'apparences, une écume sur la face des mers.

Revue BMP N°153, avril 1997, éd. La Licorne Ailée

Les orgueilleux penseurs occidentaux sont scandalisés de rencontrer dans la vieille sagesse orientale la croyance à la Métempsycose.
Quoi ! L’homme, ce roi de la création, redevenir grenouille ou mouche ! Quelle indignité !
Pourtant, que les humains se regardent, sans indulgence, au miroir de la vérité.
Les uns, ne sont ils pas comme des tigres, les autres, bêtes comme des oies, malicieux comme des singes, matériels comme des porcs ?
La loi de la Métempsycose, après leur mort, ne ferait que rendre tangible la forme de leur âme.
Il faut cependant avoir atteint un degré extraordinaire d'abjection pour retomber dans le gouffre animal. La loi qui joue, dans la plupart des cas, est celle de la Réincarnation. Mais les mauvais et les rétrogrades sont rejetés dans les degrés inférieurs.

Revue BMP N°158-159, octobre - novembre 1997, éd. La Licorne Ailée