Le coq, dressé sur l'ergot,
Brave la nuit colossale,
La femme est le fandango
Qui fait tressaillir l'étoile ...

L'aube portant le fagot
Pour brûler la cathédrale
Pose le puissant argot
Des langues primordiales...

Ma fantaisie conquérante
Sourit aux robes errantes
Qui claquent dans le jasmin

Ma chanson incantatoire
Change le flot de l'Histoire
Pour semer l'Art surhumain...

2 novembre 1994


CANON

Il a perdu le nom
De sa première amante
Comme un coup de canon
Sur la mer écumante,

La flamboyante mante
Chasse l'impur démon
Un brigand se lamente
Sur le sein de Ninon.

L'ombre de la falaise
Affole les mélèzes
Mais charme les géants.

Je brise le néant
Dans l'étau de mes strophes,

Je suis le théosophe
De l'au delà géant.

2 novembre 1994

BROUSSE François, L’idéale Métamorphose
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1998, page 150 et 151