Les chaînes de fer que portent les prisonniers dans leur cachot sont moins lourdes que les dogmes qu’une religion impose à ses fidèles.
(B.M.P. n°12, Juin 1984)



L’éloquence la plus brillante ne peut rien contre le sombre attrait du néant.
La mort, pour un athée désespéré, semble plus douce qu’une maîtresse. On peut dormir sans souci dans le creux de ses seins éternels !
(B.M.P. n°18, Décembre 1984)



Deux chemins montent vers l’Être : « la souffrance et l’intelligence ».
Des milliards de vivants s’égarent, et la douleur les ramène.
Quelques intelligences demeurent dans la voie divine. Elles cheminent au milieu d’une joie épanouissante…
Homme, à toi de choisir !
(B.M.P. n°18, Décembre 1984)



Je regarde d’un œil étonné les matérialistes, qui croient avec désespoir au néant, et les catholiques, qui croient avec épouvante à l’enfer. Quel effroyable complexe de culpabilité grouille dans leurs entrailles, pour les empêcher de voir le Gange de miel et de feu, qui roule à travers les étoiles !
(B.M.P. n°20, Février 1985)



L’avenir remplacera le culte des saints par la religion des grands hommes : poètes, écrivains, artistes, philosophes, et rejettera complètement l’idolâtrie des fanatiques ou des conquérants.
Quant aux savants, seuls les astronomes méritent qu’on leur dresse des autels. Les autres ont trop fait de mal à la Terre et à l’homme.
(B.M.P. n°39, Octobre 1986)