Question à François Brousse : Qu'est ce que l'état de non-violence ?

Réponse :

F.B. : La violence est le désir de détruire. Ainsi, si vous avez le désir de détruire ce qui vous gêne, ce qui gêne votre égoïsme, vous êtes violent. Nous avons tous, ou à peu près, ce désir de détruire ; mais on peut le transcender et on ne peut le transcender que par la pensée volontairement non-violente. Par exemple, vous avez envie de tuer, de détruire, d’écarter ou de faire souffrir quelqu'un qui vous a fait du mal, ou vous supposez qu’il vous a fait du mal – car la plupart du temps il n'est qu'un agent du karma –, dans ce cas, vous envoyez volontairement des pensées d'amour à cette personne. Vous le faites par la volonté et vous écartez ainsi toutes les vibrations négatives que vous avez pu lui envoyer. À ce moment là, vous êtes purifié. Ce qui est exaltant et surtout sympathique, c'est qu'une pensée d’amour vaut cent pensées de haine. C'est un minimum ! Ce qui fait qu'on peut quand même évoluer parce que vous avez certainement dans la journée cent pensées de haine, et pas toujours une pensée d'amour. Mais si vous avez cent pensées de haine et une pensée d'amour, vous êtes sur le point de l'équilibre, et si vous avez cent pensées d’amour, alors vous êtes plus qu'équilibré, vous êtes sur le chemin de l'avancement infini indéfini de votre âme vers le Soleil éternel.

Revue B.M.P. N°162 – février 1998
mercredi 26 juin 1991 , Clamart, « Entretien avec François Brousse »