QUESTIONS À FRANÇOIS BROUSSE

Qu'est ce que l'espérance ?

F.B. : On peut la considérer comme un appât qui nous permet de survivre dans ce monde effroyable. On a toujours une espérance, que ce soit celle de réussir sur le plan professionnel ou sur le plan affectif ou sur le plan intellectuel, et surtout l'espérance de quitter la Terre et le cycle des réincarnations pour entrer dans l'Infini, l'Absolu, l'Éternité et dans la Béatitude. On a toujours une espérance et sans elle, il est pratiquement impossible de vivre.

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Dans la vie occidentale, comment se débarrasser du matérialisme pour progresser spirituellement ?

F.B. : Nous avons un corps, une âme et un esprit. Le corps, c’est le tiers, l’âme l’autre tiers, et l’esprit le troisième tiers. Il faudrait par conséquent consacrer un tiers de sa vie au corps, un tiers à l’âme et un tiers à l’esprit. Le corps, c'est le travail, les relations avec les collègues et l'entourage. L'âme, c'est l'amour, le côté affectif, le désir des vibrations qui nous mettent en contact avec le cosmos. L’esprit, c’est le désir d'être uni à la divinité absolue. Ces trois choses sont en nous et notre vie doit être partagée entre ces trois besoins fondamentaux. C'est difficile, mais on y parvient.

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Certains avancent que l'homme aurait une sorte de Soi cosmique installé au centre de l'univers : toutes nos incarnations seraient vécues en même temps, le temps alors n’existerait plus…

F.B. : C’est la théorie des mondes parallèles que j’ai maintes et maintes fois développée.

Revue B.M.P. N°162 – février 1998, Clamart
26 juin 1991, « Entretien avec François Brousse »