2012_01_16_CARTON_Soleil_levant-COLLOQUE_SONGE

Programme à télécharger ici

Pour toute information complémentaire
Site de Bernard Mirande sur l'étude des rêves


Quelques pensées de François Brousse sur Victor Hugo

La crainte du devoir, chez Hugo, déchaînait des forces inattendues et grandioses, car nous avons affaire à un chaos qui s’organise en cosmos sous le souffle de Dieu.(B.M.P. N°22, avril 1985)

Sous la foudre des guerres, dans le vent des révolutions, les peuples voguent vers l’unité européenne. Auguste Comte et Victor Hugo l’ont prédite. Elle se réalisera malgré la haine, la sottise, la veulerie. Contre les cuirassés, que peuvent les pieuvres ? (B.M.P. N°22, avril 1985)

Celui qui connaîtrait dans ses dernières profondeurs l’œuvre d’un grand Inspiré, Homère, Dante, Shakespeare, Hugo, connaîtrait la Science universelle. (B.M.P. N°24, juin 1985)

Je ne crois pas à la petitesse des hommes de génie. Quand on s’approche de ces volcans, Dante, Goethe ou Hugo, le cœur s’échauffe à leur brasier de tendresse et de sublimité. Ils laissent le fiel aux critiques pygmées. Les fils de l’Éternité vivent dans le grandiose. (B.M.P. N°51, novembre 1987)

Je me suis souvent demandé si Hugo, le créateur de La Légende des siècles, n’était pas la réincarnation de Valmiki, le démiurge du Ramayana. De ces deux bouches divines, la même à travers les âges, sortirent deux chants éternels. B.M.P. N°198 à 202, mars-juillet 2001

Quelques poèmes de François Brousse sur Victor Hugo

COLOMBES ET VAUTOURS

Je ne me souviens plus du sonnet de Hugo,
Tant pis je vais en construire d’une autre manière.
Je récite des vers près des femmes altières
Qui me couvent parfois d’un bel oeil indigo.

Ainsi qu'un coq lascif essayant son ergot,
Je les caresse de maximes primesautières,
Et plus d'une souvent jette de ses paupières
Un regard prometteur qui flatte mon ego.

Mais quelquefois, hélas, on parle politique.
Et ces colombes là deviennent frénétiques
À la peine de mort, elles battent des mains.

Elles adorent les dictateurs inhumains.
Alors, blême d'horreur, quittant leurs noirs chemins
Je fuis, Ô Salomon, vers tes chastes cantiques.

BROUSSE François, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, page 137

RECHERCHES

Pas un Mage n'est arrivé
Jusqu’au grand soleil qu’il rêvait
Pas un titan plein de colère
N'a brisé l’étoile polaire ;
Nul, pas même Milarépa,
N'a trouvé la clef du trépas ;
Nul penseur, pas même Voltaire,
N'a forcé l’abîme à se taire
Nul puissant Flammarion
N'a trouvé le nid des rayons,
La sublime Isis dévoilée
N'a jamais été violée.
Mais par la plume de Hugo
L'homme et Dieu deviennent égaux.

16 octobre 1989

BROUSSE François, La Rosée des constellations
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1991, p. 140


Qui n’aime pas Victor Hugo
Révèle une âme médiocre
Entend il ce lointain tango
Qui n’aime pas Victor Hugo ?

Sous un firmament indigo,
Le grand peintre étale ses ocres,
Le coq dolent sur ses ergots
Réclame un lascif fandango
Méditons sur Timée de Locres.
Les ignares et les cagots
N’admirent pas Victor Hugo.

20 août 1991

BROUSSE François, Les Transfigurations
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1992, p. 161