Nous arrivons à la suite de l’effondrement de l’Atlantide, fort bien décrit par Platon, nous arrivons à la cinquième race, la nôtre, dont la mission est de développer le mental, car toutes les autres avaient, ou la clairvoyance, ou l’intuition. Il fallait que le mental, c’est-à-dire l’intelligence puisse se développer.
L’intellect, lui, est en quelque sorte l’intelligence dépourvue d’affectivité. Or dans notre mental, il y a à la fois l’intelligence et aussi le sens de l’amour avec une légère étincelle... Car pour découvrir la solution d’un problème, il faut aimer la vérité, alors on peut dire que le mental c’est essentiellement l’intelligence lancée à la recherche de la vérité avec son corollaire, le doute. Tandis que l’intellect serait simplement l’intelligence qui fonctionne d’après les principes habituels, pour le plaisir de fonctionner, et non pas dans la recherche transcendante du Vrai.
Or il fallait que l’intelligence lancée vers la vérité soit développée. Elle s’est développée dans notre cinquième race. Malheureusement, elle s’est laissée dévorer par l’intellect et ne saisit plus la vérité. Elle capte essentiellement le plaisir si j’ose dire, la découverte en dehors de toute moralité. Dans le mental, dans l’intelligence, il y a un élément de moralité, un élément d’amour. Dans l’intellect, il n’y est plus. C’est la science froide qui veut découvrir la vérité et qui se soucie fort peu de savoir si cette vérité est moralement bonne. On aboutit alors à une technologie débridée au service des caprices, de la folie et de l’orgueil humains et qui va sans doute balayer la Terre sous sa langue de feu.

Propos de table
« F. Brousse répond aux questions de ses amis » (Paris, 23-02-1983)
Revue BMP N°114, septembre 1993, éd. La Licorne Ailée