SOLITUDE

Le vent souffle l’épouvante
Une cruauté savante
Torture le sombre jeu.

Les espérances s’effondrent
Ma cuirasse est hypocondre
Une extravagance pleut.

La témérité recule
L’aube devient crépuscule
La cosmologie s’émeut.

Le pur diamant s’altère
Je savoure, solitaire,
L’indifférence de Dieu.

4 septembre 1992

François Brousse, Le Frisson de l’aurore
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 113