Mot-clé - Infini

Fil des billets

mercredi 4 mai 2011

FEMME ET DIEU


FEMME ET DIEU

La femme qui n'a plus de clarté sur son casque
Est la maîtresse irrésistible des bourrasques.
Ô lumière de Dieu, je t'arrache ton masque.
Le phénix a chassé l'infernale tarasque.

La pythonisse de l'idéal te sourit.
Monte dans le soleil sur l'aile des houris.
L'Inde t'offre en riant le suprême Hari.
Le fruit de l'Absolu dans l'aurore a mûri.

Prenons gourde et bourdon vers l'ordre Compostelle
Imprimons nos baisers sur les lèvres d'Estelle.
La vérité divine où donc habite t elle ?

Ecarte avec dédain le doute injurieux.
Dieu brille par delà le nuage des dieux
Epoux de l'infini lève toi radieux.

François BROUSSE, La rosée des constellations,
Ed. La Licorne Ailée – 1991, p. 168

jeudi 14 avril 2011

ÉLARGISSEMENT

ÉLARGISSEMENT

Je suis Melchisédech
Ainsi que Salomon
J'ai joué du rebec
Auprès du grand Simon,

Je chasse à coup de bec
La horde du démon
Mon œil demeure sec
Sur la hauteur des monts.

Je fais chanter les nids
Toujours je recommence
L'inédite romance,

Mon front jamais ne s'use
Je brave les méduses,
J'élargis l'infini...

5 août 1994

BROUSSE François, La Roseraie des fauvettes,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1997, page 143

vendredi 18 mars 2011

CANTATE


CANTATE

J'avais pour seuls soucis
Toutes les galaxies
Et les pôles aussi.

L'incroyable illumine
Les yeux purs du brahmine
Mais l'absolu chemine.

Qui pourrait arrêter
Le bruit de la cité
Dans l'être illimité ?

Senteurs de Germinal
Offrez votre cristal
Aux choeurs du Surmental.

L’infini se dilate
Dans l'âme délicate
Qui gémit sa cantate.

21 mai 1993

BROUSSE François, Les Miroitements de l’infini
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, page 378

mercredi 2 février 2011

LE PONT


LE PONT

Les sonnets de Pétrarque
Roucoulent sur la barque
Ils invitent le ciel
A nous verser son miel

L'iris des marjolaines
Se mêle à nos haleines
Je vais sans hésiter
Vers l'éternel été.

Une ardente blessure
Me pique et me rassure.
Elle est l'énorme pont
Car l'Infini répond

A nos tristes appels.
Le pain noir et le miel
Sont l'éclatant symbole
De l'unique auréole.

17 novembre 1994

BROUSSE François, L’idéale Métamorphose,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1998, p. 200