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vendredi 8 avril 2011

ASTROLOGUES



ASTROLOGUES

Le ciel voilé des astrologues
Me touche d'un sceptre railleur
Est il ici ? Est il ailleurs ?
Le ciel voilé des astrologues.

J'entame un profond dialogue
Avec les maîtres batailleurs.
L'univers deviendra meilleur
La colère n'est qu'un prologue
Sur l'océan des nuits je vogue...
Que choisis tu ? Le démagogue
Ou le sinistre dictateur ?
Le loup, plus libre que le dogue,
Rôde dans la forêt en fleur
Le bonheur succède au malheur
La vie est un dur pédagogue.
Le docte se forge un ton rogue
Le poète est un rimailleur.
Virgile, ta quatrième églogue
Inspire les enlumineurs.
Le ciel brillant des astrologues
M'offre les astres salvateurs.

2 juin 1992

BROUSSE François, Le Baiser de l’archange,
Éd. la Licorne Ailée, Clamart, 1993, page 207

lundi 21 février 2011

BANJOS


BANJOS

Jésus Christ, fils de Dieu,
A perdu son enjeu ;
Il nous captive peu.

Son enfer nous fait rire
Nous réservons nos lyres
Orphée ou Pythagore
Hermès qu'un feu colore
Et les deux Isidore,
Bouddha rempli d'aurore

Nous émerveillent mieux.
Les nostalgiques flûtes
Qui l'amour répercutent
Font flamboyer nos yeux.

Les maîtres qui vont naître
Posent sur nos fenêtres
Que l'indompté pénètre
Les triomphants banjos.

N'oublions pas Akhenaton
Aux incomparables dictons
Ni Salomon le magnifique
Avec qui l'inconnu trafique ;

Ni Apollonius de Tyane
Forêt aux fécondes lianes
Ni le fantastique Julien
Chlamyde aux innombrables liens.

Ils remplirent l'esprit des mages
De leurs bénéfiques images
Ils dominent les Apennins
Près d'eux les Césars sont des nains.

Tourbillon de condors farouches
Le Verbe flamboie en leurs bouches
Ils posent un tantrique doigt
Dans la lumière qui ondoie.

Grâce à leur haleine, le monde
Continue sa magique ronde
Et tous les êtres entreront
Dans le royaume d'Obéron.

1er avril 1993

BROUSSE François, Les Miroitements de l’Infini,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1994, p. 239-240

dimanche 23 janvier 2011

ULTIMA


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ULTIMA

Les ultimes années
D'un Maître sont toujours
D'épreuves couronnées
Par l'énigme des jours.

Le terrible séjour
Parmi les fleurs fanées
Lui donne le bonjour
Des fauves destinées.

Les sinistres périls
Où les yeux se morfondent
Environnent l'exil
Du conducteur des mondes.

Mais rien ne pourra clore
La fabuleuse flore
Du pur révélateur
Debout dans la Hauteur.

4 novembre 1994






BROUSSE François, L’idéale Métamorphose,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1998, page 159

vendredi 21 janvier 2011

L'AVATAR

L'AVATAR

à Aurélie Saint Noël

L'Avatar est parfait. Il dompte la panthère,
Il console le monde, il trace le chemin.
Même quand il est homme il pense en surhumain
Son âme luit, saphir que nulle ombre n'altère.

Des planètes du gouffre aux jardins de Cythère,
Son rêve est une flamme et son verbe une main
Il montre aux malheureux l'éternel parchemin
D'où le mot Paradis illumine la Terre.

Des millions de dieux bouillonnent dans son cœur,
Sur les sept infernaux il se dresse vainqueur ;
La sagesse et l'amour s'épousent sur son faîte.

Quand on le crucifie il meurt en souriant.
Il porte aux affamés d'Occident et d'Orient
Le fruit d'éternité rêvé par les Prophètes.

21-05-1984

BROUSSE François, L’Aigle blanc d’Altaïr
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1987, page 176

PILIER AKBAR

mardi 21 avril 2009

DIATRIBE


Oui, vous avez le droit de rejeter Hugo
Et moi j'ai bien le droit de vous trouver idiot !

Vous avez le loisir de faire grise mine
Au géant que l'aurore insondable illumine ;
Mon rêve a le plaisir de vous savoir petits
Et de vomir vos noms dans la fange engloutis.

Touchez avec précaution le feu splendide
Car il pourrait brûler vos doigts.
Ô crapauds bafouilleurs, rampez dans l'ombre vide,
Ces oies se prennent pour des rois...

Pour comprendre le maître, il faut avoir dans l'âme
L'orchestre des parfums, non une plaie infâme ;
Pleutres, vous admirez les écraseurs d'humains
Lui, n'aime que l'étoile aux radieux chemins !

Vils histrions, léchez l'inconstante vipère
Dans vos antres de fiel
Cela n'empêche pas la mer et le tonnerre
D'adorer l'Éternel.

Dans le bleu de l'abîme on voit songer l'augure
L'âme en chantant les Dieux monte et se transfigure.

BROUSSE François, Ivresses et Sommeils
Imprimerie Labau, Perpignan, 1980, page 50

jeudi 9 avril 2009

CHOIX


Un feu follet t'invite :
Jeune homme, marche vite
Vers ses yeux d'océan

Mais le Maître sublime
T'attend sur cette cime
Où rêvent les géants.

Choisis entre la gloire énorme et le néant.

BROUSSE François, Le Graal d’or aux mille soleils
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1989, page 140

dimanche 1 mars 2009

À MALIN, MALIN ET DEMI


Si Lucifer est le malin
Le grand Être l'est plus que lui
Le bond fantasque du félin
Dans les commencements reluit.

Parmi les vitraux hyalins
On entend le chant de la pluie,
Elle emplit d’un rire câlin
Le maître qui toujours l'essuie ;

Les blanches cavales numides
Escaladent les pyramides
Mais le pouvoir de Dieu grandit...

Sa vieille logique se casse,
L'éternité de l'Être embrasse
Cet Autre qui est plus que lui

8 juillet 1993

BROUSSE François, L’Homme aux semelles de tempête
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1995, page 105

mardi 20 janvier 2009

SAINT GRAAL

Tu es parti, ô chevalier,
Pour retrouver le saint Graal
Un éblouissant idéal
À ton aventure est lié !

Tu dois franchir d’affreux décombres,
Traverser des zones sans fin
Deviner les énigmes sombres
Qui font pâlir les séraphins !

Ne doutes jamais de ton maître !
Il brandit le glaive soleil !
Tu dois à chaque instant renaître
Les aubes craignent son orteil !

Tu seras l’aigle et le lion
Car pour dominer les étoiles
Tu déchireras tous les voiles
Dans l’unique religion !

1er juillet 1995

BROUSSE François, Le Pas des songes
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 2001, page 122