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samedi 26 février 2011

SÉRÉNITÉ


SÉRÉNITÉ

Dans la sérénité de Dieu,
Vers les immensités altières
Plongeons la tête la première,
Dans la sérénité de Dieu.

Les étoiles, roses trémières,
Parfument le jardin de feu
Comme une princesse en colère.
L'éternité remplit les cieux.
Ô les baisers délicieux
Dans les souveraines lumières
On transmute tous les milieux.
L'illumination est l'enjeu
De cette fête aventurière
Dans la sérénité de Dieu
Vers les perfections premières.

27 juin 1991

BROUSSE François, Les Transfigurations,
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1992, page 94

mardi 5 mai 2009

NATURE OU SURNATURE


Ils demandaient la vie éternelle à genoux.
Et le bonze, attentif au hurlement des loups,
Contemplait un troupeau de démons, yeux de braises,
Dans l'espace où les grands ouragans sont à l'aise
Le don des langues vole en farouches visions.

Mais, à travers le noir torrent de ces images,
La jeunesse jaillit du fond blême des âges.

Sous le vol inquiet des constellations,
Si tu veux te risquer dans l'immense aventure,
Bois le graal de ta véritable nature...
Sache cueillir la rose aux farouches parfums

Tu comprendras alors que toi et Dieu sont Un.

3 novembre 1987

BROUSSE François, Le Graal d’or aux mille soleils
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1989, page 65

vendredi 16 janvier 2009

UNE AUBE


Chant de Brigitte Kashtan - Dawn (Une Aube) - Extrait de son album Elevation


Une rose, un baiser, caressant ses flots lents,
Illuminent la mer interminable et sombre
Et des tisons de pourpre aux chocs étincelants
Commencent à rouler sur sa crinière d'ombre.

Les astres alanguis meurent dans la pénombre...

Les oiseaux, effarés d'amour, volent sanglants
Et, croisant dans l'azur leurs tourbillons sans nombre
Abandonnent au vent marin leurs duvets blancs...

Sous le calme du ciel d'où l'étoile de l'aube
Mouille à l'écume en feu les franges de sa robe
Une lueur grandit, frissonnante d'extase.

Le gouffre des forêts, dans la fraîcheur puissante,
Penche sa chevelure étrange et languissante
Que l'âme du matin de ses larmes embrase.

La source, où la lumière enlace ses mains vives,
Porte à l'océan vaste expirant sur la rive
Le mystère de l'arbre incendié de gazes...

Les transparences du nuage éploient leur flamme,
Sous le prisme des bois le cerf réveillé brame,
Et le pigeon pleure à la nuit son tendre amour.

La fleur de velours s'ouvre aux perles de rosée
Dont la rondeur éclate en graciles fusées,
Cent prunelles zèbrent son coeur tissé de jour.

Les ermites pensifs s'éveillent à l'aurore.

Dardant son envergure étrangement sonore,
Urgelle aux voiles clairs s'envole dans le bleu...
Sous les cheveux subtils de la lumière blonde,

Courbez vous et priez, ô peuples de ce monde,
Car le soleil levant est le regard de Dieu

BROUSSE François De l’autre Cygne à l’un
dans Œuvres poétiques – Tome 2
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1988, page 286

jeudi 8 janvier 2009

Parsifal a vaincu le ciel illimité

Des chevaux noirs par des sorcières montés,
Galopaient à travers les sommets grandioses.
La mort jetait en vain ses glaciales roses.
Car toute la montagne en ses gouffres chantait.
Parsifal a vaincu le ciel illimité.

27 novembre 1991

BROUSSE François, Les Transfigurations
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1992, page 260

lundi 5 janvier 2009

ÉTINCELLE

Quand l'amour nous conduit,
L'erreur n'a plus de cible.
La nuée irascible
S'efface dans la nuit.

Un espoir invincible,
Torche de gloire, luit.
Comme un enfant, il suit
La splendeur impossible.

Il s'avance à travers
L'horreur des cieux pervers.
La rose universelle,

S'ouvrant magiquement,
Jette, à son jeune amant,
L'immortelle étincelle.

3 août 1991

BROUSSE François, Les Transfigurations
Éd. La Licorne Ailée, Clamart, 1992, page 141